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Aide apportée par la France à l'Afrique confrontée à une dramatique régression économique

11e législature

Question écrite n° 27078 de M. Emmanuel Hamel (Rhône - RPR)

publiée dans le JO Sénat du 27/07/2000 - page 2602

M. Emmanuel Hamel attire l'attention de M. le ministre délégué à la coopération et à la francophonie sur l'information parue à la page 4 du quotidien Le Monde du 4 juin 2000 selon laquelle d'après un rapport de la Banque mondiale, rendu public le 31 mai 2000, " l'Afrique est confrontée à une dramatique régression économique " : " le revenu par habitant est aujourd'hui inférieur à celui de la fin des années 60... et près de la moitié de la population vit sous le seuil de pauvreté ". Il lui demande quelle est et quelle va être l'action concrète de la France afin d'aider les pays africains à se sortir de cette dramatique situation.



Réponse du ministère : Coopération

publiée dans le JO Sénat du 14/09/2000 - page 3175

Réponse. - Prenant en compte la fragilisation des économies des pays africains et la paupérisation généralisée de leurs populations, la France a décidé de mettre en uvre en Afrique une nouvelle stratégie de lutte contre la pauvreté et en faveur du développement durable. Cette stratégie, qui forme une politique cohérente en s'attachant à un développement équilibré de l'économie, de la société et de ses institutions et qui est modulable en fonction de la diversité des pays bénéficiaires, repose sur les cinq priorités suivantes : 1. La satisfaction des besoins de base des populations. La réduction de la pauvreté des populations les plus démunies et la réduction des disparités sociales seront systématiquement recherchées avec un effort particulier au profit de l'éducation de base et de l'enseignement technique et professionnel, de la santé primaire, de la nutrition et de l'amélioration de la situation de la femme ; 2. La consolidation de l'Etat de droit et l'enracinement de la démocratie. Dans un continent en proie à de multiples conflits et fragilisé par le fait ethnique, l'appui à la construction d'Etats de droit et d'administrations efficaces et impartiales, garants de l'intérêt général, vise à assurer la stabilité sans laquelle aucun développement n'est possible ; 3. La promotion d'économies plus diversifiées et moins vulnérables. La croissance économique est une condition nécessaire du développement. L'initiative privée, qui en est le principal moteur, doit être favorisée. Seront ainsi privilégiés le développement des petites et moyennes entreprises ainsi que celui du monde rural qui occupe encore une place majeure en Afrique mais qui accuse la plus grande pauvreté. L'action de la France en matière de traitement de la dette des pays africains s'inscrit également dans cette politique en faveur du développement économique ; 4. La gestion rationnelle des ressources naturelles et l'aménagement des territoires. La gestion durable des ressources naturelles et la maîtrise de l'urbanisation constituent un enjeu vital pour l'avenir du continent africain ; 5. Enfin, l'appui aux processus d'intégration et de coopération régionales représente une priorité transversale complémentaire, les problématiques du développement pouvant avantageusement être traitées dans le cadre d'espaces géographiques cohérents et l'intégration régionale permettant une insertion progressive des économies dans les échanges mondiaux.