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Enseignement des sciences de la vie et de la Terre au collège

11e législature

Question écrite n° 27264 de M. Michel Teston (Ardèche - SOC)

publiée dans le JO Sénat du 10/08/2000 - page 2779

M. Michel Teston appelle l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale sur les préoccupations exprimées par les professeurs de biologie et de géologie de l'enseignement public au sujet de l'enseignement de ces matières en collège. Les programmes des sciences de la vie et de la Terre (SVT) sont construits autour de travaux pratiques, durant lesquels les élèves doivent participer de façon active à l'acquisition de leurs savoirs et savoir-faire. L'approche expérimentale en groupes restreints permet de développer les chances de réussite des élèves, d'intégrer les contenus de matières fondamentales plus aisément (français et mathématiques), de participer à la lutte contre l'échec scolaire et de faciliter une orientation positive à l'issue de la troisième. Aussi, les professeurs concernés souhaitent que l'enseignement des SVT en collège soit de deux heures, dont une heure de travaux pratiques en groupes restreints. En conséquence, il lui demande de lui faire part des intentions du Gouvernement en la matière.



Réponse du ministère : Éducation

publiée dans le JO Sénat du 26/10/2000 - page 3678

Réponse. - Le ministère de l'éducation nationale attache une grande importance à l'enseignement des sciences de la vie et de la terre, qui constitue une composante essentielle de la formation commune dispensée aux élèves et participe à leur éducation de futurs citoyens. La recherche d'une amélioration des conditions d'enseignement de cette discipline demeure une priorité constante des actions entreprises en sa faveur. A ce titre, l'organisation des enseignements en sixième, cinquième et quatrième offre aux équipes pédagogiques la possibilité de mettre en uvre des séquences à effectifs allégés. La souplesse horaire prévue par les textes permet en effet de dédoubler les classes ou de constituer trois groupes pour deux divisions. Dans le respect de l'autonomie pédagogique dont disposent les établissements et en fonction des moyens qui leur ont été attribués par l'inspecteur d'académie, sur la base du projet qui lui a été présenté, il revient ensuite au principal du collège, après avis de son conseil d'administration, de définir les modalités d'organisation de l'enseignement des sciences de la vie et de la terre. C'est pourquoi la détermination d'un seuil d'effectif pour l'organisation de travaux pratiques ne peut être retenue. Cette mesure contraindrait l'ensemble des collèges à adopter un mode d'organisation uniforme, et serait susceptible de restreindre l'autonomie dont disposent les équipes professorales des sciences de la vie et de la terre pour renforcer l'enseignement de leur discipline au travers des choix arrêtés au niveau de l'établissement dans son projet pédagogique.