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Unification du taux de TVA appliqué dans la restauration

11e législature

Question écrite n° 28266 de M. Jacques Mahéas (Seine-Saint-Denis - SOC)

publiée dans le JO Sénat du 12/10/2000 - page 3444

M. Jacques Mahéas attire l'attention de M. le ministre de l'économie, des finances et de l'industrie sur l'unification du taux de TVA (taxe sur la valeur ajoutée) appliqué dans le secteur de la restauration. En effet, une harmonisation au taux réduit de TVA de 5,5 %, grandement souhaitée par les professionnels de la restauration traditionnelle, assurerait l'égalité fiscale, rétablirait des conditions de concurrence équitables entre les différents restaurateurs et favoriserait l'emploi. En conséquence, il lui demande pour quels motifs il n'envisage pas d'instituer le taux réduit de TVA pour la restauration traditionnelle.



Réponse du ministère : Économie

publiée dans le JO Sénat du 25/01/2001 - page 265

Réponse. - La directive du 19 octobre 1992 relative au rapprochement des taux de TVA ne permet pas à la France d'appliquer à la restauration traditionnelle un taux de TVA autre que le taux normal. Elle n'a, sur ce point, pas été modifiée par la directive relative aux services à forte intensité de main-d' uvre dès lors que la restauration ne figure pas sur la liste arrêtée lors du conseil Ecofin du 8 octobre 1999. Cela étant, toutes les opérations de ventes à consommer sur place du secteur de la restauration commerciale sont, quels que soient leur forme, leur appellation ou l'établissement dans lequel elles sont réalisées, soumises au taux normal de la TVA. Seules les ventes à emporter de produits alimentaires ou de plats préparés sont passibles du taux réduit. A cet égard, il est rappelé que les établissements de restauration rapide sont, quelle que soit leur spécialité, également soumis à ces règles. Ils sont ainsi imposables au taux normal de la TVA pour leurs ventes à consommer sur place de produits alimentaires, de plats préparés ou de boissons et ne sont soumis au taux réduit qu'au titre de leurs ventes à emporter. Ces dispositions ne sont donc pas susceptibles de créer de distorsions de concurrence entres les différentes formes de restauration. En outre, huit autres membres de l'Union européenne soumettent la restauration à des taux de TVA compris entre 15 et 25 %. Il n'y a donc pas d'exception française dans ce domaine. Enfin, si le Gouvernement est attentif à la situation de la restauration française qui concourt à faire de notre pays la première destination touristique en Europe, il convient également de reconnaître que ce secteur est en pleine expansion, comme en témoigne l'importance des offres d'emplois dans ce secteur. La réduction des cotisations patronales mise en uvre depuis quelques années et confirmée par le Gouvernement bénéficie particulièrement au secteur de la restauration.