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Desserte aérienne de Clermont-Ferrand

11e législature

Question écrite n° 28626 de M. Marcel Bony (Puy-de-Dôme - SOC)

publiée dans le JO Sénat du 26/10/2000 - page 3626

M. Marcel Bony attire l'attention de M. le ministre de l'équipement, des transports et du logement sur la situation de l'aéroport de Clermont-Ferrand. La compagnie Air France a décidé la fermeture de plusieurs lignes au départ et à l'arrivée de la capitale auvergnate. Cette décision risque d'avoir de graves conséquences pour l'emploi, l'économie locale et nuit à la politique d'aménagement du territoire. En conséquence, il lui demande quelles mesures il entend prendre pour préserver les efforts de modernisation accomplis récemment par tous les acteurs publics et économiques locaux.



Réponse du ministère : Équipement

publiée dans le JO Sénat du 01/02/2001 - page 407

Réponse. - Pour la saison aéronautique d'hiver en cours, le réseau de la compagnie Regional Airlines, filiale d'Air France, demeure centré sur sa plate-forme de correspondances de Clermont-Ferrand. La compagnie exploite 18 liaisons intérieures françaises, au départ ou à destination de Clermont-Ferrand, contre 22 au cours de la saison d'été 2000. Elle a cessé d'exploiter les liaisons au départ de Toulon, Caen, Pau, Limoges et Ajaccio (cette dernière étant une liaison saisonnière), mais a ouvert une nouvelle liaison entre Le Havre et Clermont-Ferrand. Par ailleurs, Regional Airlines exploite au départ de Clermont-Ferrand 6 liaisons moyen-courrier à destination de l'Union européenne et de la Suisse, les lignes régulières vers Bruxelles et Londres (City) ayant remplacé celles vers Munich et Dusseldorf. La restructuration du réseau de Regional Airlines obéit à la nécessité d'une amélioration de la rentabilité de la compagnie par l'arrêt de l'exploitation des liaisons les plus déficitaires. Cette rationalisation a essentiellement porté sur la desserte des villes françaises et européennes disposant d'une double liaison à la fois vers Lyon et Clermont-Ferrand. Le souhait d'Air France est de mettre ces plates-formes de correspondances en complémentarité, et non en concurrence. Ces mesures devraient ainsi, dans un premier temps, permettre à Regional Airlines de retrouver son équilibre financier. Dans un second temps, le développement de la plate-forme de Clermont-Ferrand, dont la vocation reste de relier les villes secondaires aux principales villes françaises et à quelques grandes villes européennes, pourra être envisagé. En outre, Regional Airlines a procédé à une réorganisation complète de ses activités de maintenance qui a abouti à la mise en place d'une nouvelle base de maintenance à Clermont-Ferrand et à la fermeture de celles de Rouen et Bordeaux. Enfin, il convient de rappeler que, compte tenu notamment de la réglementation communautaire, il appartient au groupe Air France d'effectuer lui-même ses choix commerciaux, dans un contexte de forte concurrence et dans le cadre de l'autonomie de gestion qui est légalement reconnue à l'entreprise.