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Avenir des contrats emploi solidarité

11e législature

Question écrite n° 28831 de M. Jean-François Le Grand (Manche - RPR)

publiée dans le JO Sénat du 02/11/2000 - page 3745

M. Jean-François Le Grand attire l'attention de Mme le ministre de l'emploi et de la solidarité Mme le ministre de l'emploi et de la solidarité sur la décision annoncée par ses services de réduire les crédits consacrés au financement des contrats emploi solidarité qui pourrait se traduire par une baisse de 50 % des postes offerts sur l'exercice 2001 dans le département de la Manche, avec pour corollaire la suppression d'un nombre conséquent de places sur les chantiers d'insertion, dans les maisons de retraite et dans les communes. Cette décision unilatérale annoncée sans aucune concertation a été particulièrement mal ressentie à la fois par les collectivités locales qui avaient largement fait appel à ce type de contrats pour venir en aide aux personnes les plus en difficulté de leurs territoires, et par les associations de type COORACE (coordination des organismes d'aide aux chômeurs par l'emploi) qui interviennent auprès de publics frappés de plein fouet par l'exclusion sociale et professionnelle et qui cumulent de nombreux handicaps : manque de qualification, problème de santé, illetrisme, longue durée d'inactivité, difficulté d'ordre psychologique... Supprimer cette possibilité d'insertion aux personnes qui escomptaient pour la plupart un renouvellement de leur contrat et pour lesquels une recherche d'emploi dans le secteur économique normal s'avère quasiment impossible, c'est à court terme renforcer les phénomènes de marginalisation, risquer le passage à l'acte délinquant et finalement accentuer cette nouvelle mise à l'écart des personnes les plus démunies qui sont au centre de la loi contre les exclusions. Il lui demande donc, devant les difficultés manifestes auxquelles se heurtent ces collectivités territoriales et ces associations, si elle envisage de reporter cette décision aux conséquences dramatiques pour les personnes concernées.



La question est caduque