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Enseignement des langues anciennes

11e législature

Question écrite n° 29327 de M. Jacques Legendre (Nord - RPR)

publiée dans le JO Sénat du 23/11/2000 - page 3965

M. Jacques Legendre attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale sur l'enseignement des langues anciennes dans l'enseignement secondaire. Une circulaire du 24 août 2000 est venue instaurer des seuils académiques d'ouverture et de fermeture d'options (par exemple l'inscription de quinze élèves au minimum dans une matière), les recteurs étant dès lors compétents pour décider dans ce domaine. Il apparaît cependant, au regard de ces seuils, que l'enseignement du latin et du grec pourrait être menacé de disparition. Considérant le fait que ces deux langues anciennes font partie intégrante de notre patrimoine linguistique, qu'elles permettent en outre de renforcer la connaissance et la maîtrise de notre langue, et que l'école doit garantir à tous les élèves un égal accès à la culture et à l'éducation, il lui demande quelles mesures il envisage de prendre par assurer et soutenir de façon optimale l'enseignement du latin et du grec dans l'enseignement secondaire, et s'il entend revenir sur la fixation de tels seuils.



Réponse du ministère : Éducation

publiée dans le JO Sénat du 15/02/2001 - page 587

Réponse. - Le ministre de l'éducation nationale est particulièrement conscient de l'importance de l'enseignement des langues anciennes pour la formation culturelle des élèves de collège et de lycée. Il n'est donc pas dans ses intentions de limiter en quoi que ce soit la place de ces disciplines dans l'enseignement secondaire. Il n'existe pas de seuil national d'ouverture d'option de langue ancienne. Il appartient aux autorités académiques et aux chefs d'établissement de déterminer un seuil d'ouverture en fonction de la demande d'enseignement émanant des élèves ou de leurs parents, ainsi que des impératifs de la carte scolaire et des moyens dont ils disposent.