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Maîtres, formateurs davantage associés à l'enseignement dispensé au sein des instituts universitaires de formation des maîtres (IUFM)

11e législature

Question écrite n° 29671 de M. Emmanuel Hamel (Rhône - RPR)

publiée dans le JO Sénat du 07/12/2000 - page 4112

M. Emmanuel Hamel attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale sur sa conférence de presse sur l'école primaire en date du 20 juin 2000 et au cours de laquelle il annonce (page 22 du compte rendu) qu'il demande aux directeurs d'IUFM (instituts universitaires de formation des maîtres) " que, dès la rentrée 2000, les maîtres-formateurs qui ont une expérience concrète de l'école soient associés, davantage que par le passé, à l'enseignement dispensé au sein des IUFM ". Il lui demande si à ce jour ses services se sont assurés que des mesures allant dans ce sens ont bien été prises par tous les directeurs d'IUFM.



Réponse du ministère : Éducation

publiée dans le JO Sénat du 08/03/2001 - page 838

Réponse. - La place des maîtres formateurs dans le dispositif de formation des futurs enseignants du premier degré est un élément incontournable de l'efficacité de cette formation. En effet, ces formateurs sont d'une part titulaires d'une qualification pour exercer ce type de fonction (certificat d'aptitude aux fonctions d'instituteur professeur des écoles maître formateur) et d'autre part bénéficient d'une expérience concrète de l'école dans la mesure où ils continuent d'assurer un service d'enseignement devant élèves de 18 heures hebdomadaires. Cette double compétence des maîtres formateurs est indispensable pour réaliser une véritable formation professionnelle en alternance. Ils ont donc pleinement leur rôle à jouer au sein de l'IUFM afin que les enseignements dispensés soient reliés à l'expérience de stages acquise par les jeunes professeurs stagiaires. Une plus grande implication des maîtres formateurs dans les activités d'enseignement est un objectif partagé par l'ensemble des acteurs du système éducatif qui s'efforcent, chacun à leur place, de concrétiser cette mesure. La politique contractuelle négociée entre le ministère et ces établissements d'enseignement supérieur est un moment privilégié d'expertise des modalités de mise en uvre de ces mesures et par là même de vérification de l'objectif fixé. Enfin, la complexité du dossier réclame de la part de tous les partenaires concernés un travail d'investigation et de prospective pour remédier à terme aux multiples difficultés techniques et culturelles tels que l'insuffisance du vivier des maîtres formateurs, l'attractivité de la fonction, la légitimation universitaire de la qualification, les modalités de prise en compte des services des différentes missions afférentes à ces personnels et la reconnaissance de l'égale dignité de toutes les catégories intervenant dans la formation des maîtres.