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Conditions de travail des directeurs d'école

11e législature

Question écrite n° 29779 de M. René-Pierre Signé (Nièvre - SOC)

publiée dans le JO Sénat du 14/12/2000 - page 4197

M. René-Pierre Signé appelle l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale sur les conditions de travail des directeurs d'école. Ces derniers ont entamé, depuis la rentrée 2000, un grève administrative suivie à plus de 70 % afin de signifier leur mécontentement. Il faut reconnaître, en effet, que la fonction n'attire plus et que 4 500 postes sont aujourd'hui vacants, principalement dans les " petites " directions de deux à quatre classes comme c'est le cas dans la Nièvre. La direction d'école est en fait devenue extrêmement lourde. Aux tâches administratives classiques se sont ajoutées des missions de coordination des actions pédagogiques, de relation avec les parents et avec les élus. L'attribution d'un temps de décharge pour la direction permettrait d'assurer pleinement toutes ces fonctions. Par ailleurs, le renforcement du conseil des maîtres pourrait constituer la base d'un partage des responsabilités. Il aimerait savoir quelles mesures seront prises d'améliorer sensiblement les conditions de travail des directeurs d'école et de revaloriser cette fonction.



Réponse du ministère : Éducation

publiée dans le JO Sénat du 04/01/2001 - page 31

Réponse. - Les directeurs d'école exercent des fonctions pédagogiques administratives et sociales qui en font les interlocuteurs privilégiés des autorités locales comme des familles. Ces fonctions au fil du temps sont devenues plus lourdes et plus exigeantes. Tous les directeurs d'école bénéficient d'un complément de rémunération, bonification indiciaire et indemnité de sujétions spéciales - d'un montant mensuel qui varie de 490 francs pour une classe unique à 1 775 francs pour les écoles de dix classes et plus hors ZEP. Le régime des décharges de service d'enseignement et le dispositif de formation des intéréssés ont été améliorés ces dernières années. Mais ces mesures n'ont pas permis de rendre ces fonctions suffisamment attractives et des postes demeurent vacants, principalement dans les écoles de deux à quatre classes. Un groupe de travail, réunissant des représentants des personnels et des représentants de l'administration, a engagé la réflexion nécessaire. Après avoir procédé à un état des lieux, ce groupe de travail a examiné plusieurs hypothèses portant sur la formation initiale et continue, l'accès à la fonction, le régime indemnitaire, le travail administratif, l'aide des inspections et des rectorats, les réseaux d'écoles, l'équipement informatique des écoles. Les propositions du groupe de travail feront l'objet de négociations avec les organisations syndicales et de discussions avec les collectivités locales, afin d'améliorer rapidement le fonctionnement des écoles et de rendre les fonctions de directeur plus attractives.