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Conséquences de la couverture maladie universelle (CMU) pour les bénéficiaires de l'allocation adulte handicapé

11e législature

Question écrite n° 29831 de M. Bernard Murat (Corrèze - RPR)

publiée dans le JO Sénat du 14/12/2000 - page 4201

M. Bernard Murat rappelle à Mme le ministre de l'emploi et de la solidarité les termes de ses questions écrites nº 20436 du 11 novembre 1999, page 3690 et nº 25747 du 1er juin 2000, page 1918, relatives aux conséquences de la couverture maladie universelle (CMU) pour les bénéficiaires de l'allocation adulte handicapé, restées sans réponse à ce jour.



Réponse du ministère : Emploi

publiée dans le JO Sénat du 28/06/2001 - page 2169

La mise en place de la couverture maladie universelle a permis un progrès majeur dans l'accès aux soins. Elle permet en effet de couvrir plus de cinq millions de personnes environ, soit deux millions de personnes de plus que l'ancienne aide médicale gratuite des départements. Depuis la mise en place de la CMU le 1er janvier 2000, le Gouvernement a continué à prendre des dispositions pour améliorer la prise en charge des frais de santé des personnes ou familles les plus modestes : tout d'abord, le seuil pour l'accès à la CMU complémentaire a été porté de 3 500 à 3 600 francs par mois, ce qui permet d'ouvrir à 300 000 personnes supplémentaires le bénéfice de la prestation ; les personnes qui bénéficiaient de l'aide médicale départementale au 1er janvier 2000 ont bénéficié d'un report jusqu'au 30 juin 2001, afin de préparer la sortie du dispositif des personnes dont les revenus excèdent le seuil d'accès à la CMU complémentaire ; de plus, 400 millions de francs sont affectés aux fonds d'action sanitaire et sociale des caisses primaires d'assurance maladie pour la prise en charge des personnes dont les revenus dépassent de peu le plafond de la couverture maladie universelle complémentaire. Enfin, afin d'éviter une discontinuité trop importante de la couverture maladie des personnes qui sortiront de la CMU complémentaire, le Gouvernement a décidé la prolongation jusqu'au 31 décembre 2001 du droit automatique à la CMU des anciens bénéficiaires de l'aide médicale départementale dont les ressources sont inférieures à 4 000 francs par mois, dans l'attente d'un dispositif pérenne destiné à lisser l'effet du seuil de ressources. Cette mesure bénéficiera tout particulièrement aux titulaires de l'AAH qui, bien souvent, sont d'anciens bénéficiaires de l'aide médicale.