Question de M. TRÉGOUËT René (Rhône - RPR) publiée le 22/02/2001

M. René Trégouët attire l'attention de M. le ministre de la défense sur la teneur d'un article paru dans le journal Le Parisien daté du 12 février 2001, en page 8 relatif à une manifestation de salariés du groupement industriel de l'armement terrestre. Ces derniers semblent inquiets pour leur avenir à cause du carnet de commandes du char Leclerc, qui a tendance à dangereusement se dégonfler tant du fait de restrictions budgétaires françaises que de la gestion de contrats à l'export sur ce matériel, qui s'est révélée extrêmement onéreuse, notamment avec les Emirats arabes unis. Il semble même, selon cet article, que la poursuite de la construction des chars Leclerc soit aujourd'hui clairement menacée. Il lui demande en conséquence de bien vouloir lui donner plus d'informations sur ce point.

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Réponse du ministère : Défense publiée le 26/04/2001

Réponse. - Le plan de charge actuel de la société nationale GIAT Industries est en grande partie assuré par les commandes de chars Leclerc, tant pour les besoins des forces armées françaises que pour l'exportation. La délégation générale pour l'armement a notifié en 2000 la commande de 44 chars qui seront livrés au cours de l'année 2003, portant ainsi à 354 le total de blindés commandés pour l'armée de terre. Le rythme des livraisons des chars Leclerc a été accéléré par rapport aux références initiales de la loi de programmation afin de compenser partiellement l'absence de commande simultanée à l'exportation. Le Gouvernement se préoccupe évidemment des commandes de chars Leclerc à l'exportation qui pourrait succéder au contrat émirati. D'une manière générale, le ministère de la défense se mobilise fortement pour aider GIAT Industries dans ses démarches commerciales auprès des pays intéressés par ce matériel, dont la Grèce, l'Arabie saoudite et la Turquie.

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