Question de M. DARNICHE Philippe (Vendée - NI) publiée le 02/12/2004

M. Philippe Darniche appelle l'attention de M. le ministre des solidarités, de la santé et de la famille sur la situation délicate dans laquelle se trouvent les malades atteints de la maladie d'Alzheimer avant l'âge de 60 ans. L'allocation départementale personnalisée d'autonomie qui prend en considération le handicap ne s'applique qu'aux personnes âgées de plus de soixante ans. Or la maladie précitée atteint souvent des personnes plus jeunes, entraînant pour celles-ci et pour leur famille des difficultés aiguës et une marginalisation qui ne sont pas reconnues par notre système de solidarité, avec bien évidemment la perte d'autonomie et un état de dépendance très lourd. L'entrée dans un établissement spécialisé représente un budget avoisinant les 2 000 euros mensuels et c'est là un des gros problèmes aujourd'hui par rapport aux proches des personnes touchées par cette maladie. Il lui demande si des avancées sont prévues sur cette question et si des mesures sont d'ores et déjà programmées pour aider à supporter la dépendance due à la maladie d'Alzheimer chez des sujets de moins de soixante ans car la nécessité de telles dispositions lui apparaît urgente.

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Réponse du Ministère des solidarités, de la santé et de la famille publiée le 21/04/2005

L'honorable parlementaire a appelé l'attention du ministre des solidarités, de la santé et de la famille sur la situation des personnes de moins de soixante ans atteintes de la maladie d'Alzheimer ou de maladie apparentée. Les personnes atteintes d'une telle maladie sont pour leurs soins prises en charge par l'assurance maladie avec une exonération du ticket modérateur au titre de « maladie d'Alzheimer et autres démences », et ce indépendamment de leur âge. Lorsque le maintien à domicile n'est plus possible, une entrée dans un établissement d'hébergement doit être envisagée. En ce cas, l'assurance maladie prend en charge les soins ; la personne doit payer l'hébergement et, si elle n'en a pas les moyens, peut faire une demande d'aide sociale à l'hébergement auprès du département dans lequel elle réside. Cependant, le ministre, conscient des spécificités liées en particulier à l'âge et à la situation familiale de ces personnes, a chargé l'Association des neurologues libéraux de langue française (ANLLF) d'évaluer les difficultés rencontrées par ces malades et les solutions existant à ce jour afin d'émettre des propositions d'amélioration. Ce groupe de travail doit remettre son rapport pour fin 2005.

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