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Interdiction de doubler pour les poids lourds

12e législature

Question écrite n° 21598 de M. Jean Louis Masson (Moselle - NI)

publiée dans le JO Sénat du 09/02/2006 - page 347

M. Jean Louis Masson attire l'attention de M. le ministre des transports, de l'équipement, du tourisme et de la mer sur le fait que, en réponse à plusieurs questions écrites et à plusieurs courriers, il lui a confirmé que les études du projet d'autoroute A 32 selon le tracé Est ne prévoyaient qu'un trafic de 9 000 à 10 000 véhicules par jour sur la section Dieulouard - aéroport régional - Retonfey. Il lui a par ailleurs indiqué que dans ces conditions, l'option d'une mise à 2 x 3 voies de l'autoroute A 31 existante entre Dieulouard et Fey redevenait d'actualité en tant que partie intégrante du projet A 32. Pour ce qui est de la section centrale du projet A 32, cette mise à 2 x 3 voies se substituerait donc à la logique de création d'une autoroute nouvelle. Dès lors, ce serait le seul élément du dossier qui recueillerait une quasi-unanimité. Il lui demande donc si le développement d'un consensus sur ce point ne lui semble pas préférable à l'attitude conflictuelle consistant à passer en force malgré le bilan économique désastreux lié aux très faibles prévisions de trafic sur une autoroute nouvelle à péage qui serait parallèle à l'autoroute A 31 gratuite. Par ailleurs, sur les sections à 2 x 3 voies de l'autoroute A 31 entre Dieulouard et Fey, la principale cause des encombrements est liée aux poids lourds qui se doublent en roulant pratiquement à la même vitesse et qui bloquent les autres véhicules sur parfois plusieurs kilomètres. En réponse à plusieurs questions écrites, il a indiqué que des interdictions de doubler pour les poids lourds étaient actuellement expérimentées en France sur certaines petites sections d'autoroute. Il lui demande si à titre expérimental, on ne pourrait pas instaurer une telle interdiction sur l'autoroute A 31 sur la petite distance séparant les échangeurs de Fey et Pont-à-Mousson-Sud.



Réponse du Ministère des transports, de l'équipement, du tourisme et de la mer

publiée dans le JO Sénat du 25/05/2006 - page 1465

La saturation progressive de l'autoroute A 31 entre Toul et Thionville, liée aux multiples fonctions qu'elle assume aujourd'hui, constitue un handicap important pour l'économie régionale et nationale. S'agissant de la section centrale de l'A 32, entre Dieulouard et Retonfey, je vous confirme que les prévisions estiment le trafic à environ 10 000 véhicules par jour à l'horizon 2020, dont une part importante de poids lourds en transit dans le sillon mosellan. Même dans l'hypothèse d'un élargissement à 2 x 3 voies, la circulation sur l'autoroute A 31 conduira à une dégradation du niveau de service d'autant plus forte que la part des poids lourds sera importante. La réalisation complète d'A 32 entre Toul et Thionville permettra de recréer une réserve de capacité sur l'A 31 et le réseau secondaire adjacent, essentiellement au bénéfice du trafic local De plus, cette nouvelle liaison aura le mérite de contribuer à l'aménagement du territoire notamment en assurant une desserte optimale de l'aéroport Metz-Nancy-Lorraine et de la gare de la future ligne LGV Est-européenne. Pour autant, eu égard aux positions exprimées en faveur de l'option consistant à élargir l'A 3 sur sa section centrale, les études menées dans la perspective de la création de ce nouvel axe autoroutier prennent bien en compte l'hypothèse d'optimisation des infrastructures existantes. Par ailleurs, l'application de réglementations particulières concernant la vitesse et le dépassement, pour la circulation des poids lourds, est actuellement expérimentée sur des itinéraires routiers. Ces études devraient permettre d'évaluer l'effet de ces réglementations sur la sécurité et la fluidité du trafic. Les domaines d'emploi et les modalités d'application de ces réglementations sont aussi examinés. Il a été demandé à la direction régionale de l'équipement d'étudier, en liaison avec la direction de la sécurité et de la circulation routières, la faisabilité et l'opportunité de transposer l'expérimentation en cours en Aquitaine sur l'axe mosellan. Les conclusions de cette étude permettront de décider la suite qu'il conviendra de donner à cette démarche en Lorraine.