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Situation des masseurs-kinésithérapeutes salariés

12e législature

Question écrite n° 21623 de M. Daniel Bernardet (Indre - UMP)

publiée dans le JO Sénat du 09/02/2006 - page 346

M. Daniel Bernardet attire l'attention de M. le ministre de la santé et des solidarités sur les préoccupations exprimées par les masseurs-kinésithérapeutes salariés de la région Centre, quant aux difficultés de recrutement observées dans le secteur salarial. En premier lieu, ils remarquent que les pouvoirs publics, déjà alertés sur cette situation en 2002, ont apporté un certain nombre de réponses pour y remédier, notamment dans le cadre de la formation initiale, le quota d'admission étant passé de 30 à 40 étudiants pour l'institut régional d'Orléans. Toutefois, il semble que ces mesures aient essentiellement bénéficié au secteur libéral, aggravant ainsi la paupérisation des recrutements dans les établissements tant privés que publics. En outre, ils soulignent que, malgré l'augmentation des quotas d'entrées dans les instituts de formation en masso-kinésithérapie, la direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques prévoit pour 2020 une augmentation de 11 % des libéraux et une diminution de 2 % des salariés. Après avoir identifié les principales causes de cette non-attractivité tenant notamment à la faiblesse des rémunérations, aux conditions d'exercice difficiles, à la faible reconnaissance de la spécialité, à l'insuffisance de fédération des différentes disciplines médicales autour de la nécessité de rééducation, ainsi qu'aux départs prématurés en retraite, les professionnels demandent qu'un certain nombre de mesures soient mises en oeuvre afin d'inverser cette tendance. Ainsi, ils proposent une reconnaissance des études avec un niveau en master 1, l'augmentation des quotas d'entrée en instituts de formation, la régulation des installations libérales en fonction des besoins régionaux, et l'inclusion des durées de stage pour le calcul des retraites. Par conséquent, il le remercie de bien vouloir lui faire connaître la suite qu'il compte réserver à l'ensemble de ces attentes.



La question est caduque