Allez au contenu, Allez à la navigation

Trafic d'organes prélevés sur les pratiquants de Falun Gong

12e législature

Question écrite n° 23093 de Mme Patricia Schillinger (Haut-Rhin - SOC)

publiée dans le JO Sénat du 11/05/2006 - page 1315

Mme Patricia Schillinger attire l'attention de M. le ministre des affaires étrangères sur le trafic d'organes prélevés sur des pratiquants de Falun Gong en Chine. En effet, selon certaines informations, ces pratiquants ne seraient pas seulement victimes de discriminations au regard de leur pratique religieuse, mais persécutés physiquement, voire exterminés dans des conditions d'une extrême barbarie, Depuis 2001, 6 000 personnes exerçant le Falun Gong auraient été enfermées arbitrairement au camp de Sujiatun ; les deux tiers auraient été tués pour leurs organes afin de les vendre dans le cadre d'un trafic lucratif. Aujourd'hui l'association Falun Gong France lance un appel pour sauver ces 2 000 personnes et demande une enquête internationale et des secours d'urgence. Par conséquent, elle lui demande s'il dispose d'informations concernant le sort réservé à des personnes vivant encore dans le camp de Sujiatun et quelles sont les initiatives que peut prendre la France auprès des autorités chinoises pour faire cesser ces crimes et ce trafic d'organes.



Réponse du Ministère des affaires étrangères

publiée dans le JO Sénat du 22/06/2006 - page 1710

Depuis 1999, le mouvement Falun Gong est interdit en Chine où il subit une sévère répression. S'appuyant sur une importante communauté de membres à l'étranger, le Falun Gong a lancé récemment une campagne de dénonciation de crimes graves, liés à un trafic d'organes, dont seraient victimes en Chine les membres du mouvement. Nous avons étudié avec une grande attention ces allégations qui n'ont pu être confirmées à ce stade. Sans se prononcer sur la nature de ce mouvement, la France appelle régulièrement les autorités chinoises à respecter les droits de l'homme et accorde une attention particulière à la liberté d'association, de culte et d'expression en Chine. Nous faisons également passer ce message par le biais du dialogue Union européenne-Chine spécifiquement consacré aux droits de l'homme. La dernière session de ce dialogue Union européenne-Chine s'est concentrée sur la liberté d'expression.