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Pénurie de personnel au service médico-psychologique régional et aux quartiers intermédiaires sortants de la maison d'arrêt de Fresnes

12e législature

Question écrite n° 23176 de M. Serge Lagauche (Val-de-Marne - SOC)

publiée dans le JO Sénat du 18/05/2006 - page 1362

M. Serge Lagauche attire l'attention de M. le ministre de la santé et des solidarités sur la situation des détenus incarcérés à la maison d'arrêt de Fresnes pris en charge par le service médico-psychologique régional (SMPR) et les quartiers intermédiaires sortants (QIS).
Alors que 30% des détenus souffriraient de maladies mentales, les personnels du centre hospitalier Paul Guiraud de Villejuif affectés au SMPR sont aujourd'hui en sous-effectif et ne disposent pas, par ailleurs, de locaux adaptés pour remplir leur mission. Consistant à prévenir, dépister, diagnostiquer et soigner dans la mesure du possible les troubles mentaux des détenus afin de préparer leur réinsertion et d'éviter ainsi le plus possible la récidive, les personnels du SMPR de Fresnes ne seront bientôt plus en mesure de remplir leur mission, ce qui risque de mettre en cause tant leur propre sécurité que celle de la population pénale.
En effet, à partir du mois de juin 2006, là où six postes sont nécessaires, les effectifs du SMPR chuteront à 1.8 équivalent temps plein d'infirmier pour les 2000 personnes détenues à Fresnes, ces effectifs étant encore réduits à 0.8 poste sur la période des vacances estivales.
Par ailleurs, l'équipe des quartiers intermédiaires sortants de la maison d'arrêt de Fresnes est aujourd'hui réduite de moitié. Il ne reste que deux éducateurs titulaires et un éducateur en formation, en CDD à mi temps, qui a d'ores et déjà effectué plus de 200 heures supplémentaires pour pallier le manque d'effectif des QIS.
Dans ces conditions il lui demande de quelle manière, à court terme, et compte tenu de l'urgence sanitaire de la situation, il compte permettre au service médico-psychologique et aux quartiers intermédiaires sortants de la maison d'arrêt de Fresnes de continuer à remplir leurs missions de soins et d'indispensable préparation des détenus à la sortie de prison.



La question est caduque