Allez au contenu, Allez à la navigation

Conséquences de la politique européenne de développement rural

12e législature

Question écrite n° 23894 de Mme Josette Durrieu (Hautes-Pyrénées - SOC)

publiée dans le JO Sénat du 06/07/2006 - page 1817

Mme Josette Durrieu attire l'attention de M. le ministre des petites et moyennes entreprises, du commerce, de l'artisanat et des professions libérales sur les inquiétudes des bouchers, charcutiers, traiteurs résultant de la mise en place de l'axe 3 « Diversification de l'économie agricole » de la politique européenne de développement rural. Cette mesure qui favorise l'aide à la création de micro entreprises d'origine agricole ne doit pas se mettre en place sans une étude locale obligatoire et préalable des activités déjà existantes, sous peine de fragiliser ou faire disparaître le tissu artisanal local.
Elle lui demande quelle réponse il entend donner à cet appel des professionnels qui contribuent avec talent à l'animation du tissu artisanal en milieu rural.



Réponse du Ministère des petites et moyennes entreprises, du commerce, de l'artisanat et des professions libérales

publiée dans le JO Sénat du 24/08/2006 - page 2227

La mise en oeuvre de la programmation 2007-2013 de développement rural par le fonds européen agricole pour le développement rural (FEADER) au titre de la diversification de l'économie agricole suscite des inquiétudes de nombreux artisans bouchers, charcutiers, traiteurs compte tenu de la volonté de développer la création de micro-entreprises d'origine agricole. Le Plan stratégique national, qui donne les priorités de la France en matière agricole vis-à-vis de la Commission européenne, s'inscrit dans le cadre d'une programmation en trois étapes : d'une part, l'établissement d'une stratégie européenne fixant les priorités de l'Union européenne sur le développement rural pour 2007-2013 ; d'autre part, l'élaboration d'une stratégie nationale sur la base de priorités et assurant une complémentarité et la cohérence avec les autres actions financées par des fonds européens avec les autres politiques (FEADER, FSE...) et enfin, la déclinaison en programmes nationaux ou régionaux s'articulant autour de quatre axes : le transfert des connaissances et de l'innovation (axe 1), la biodiversité (axe 2), la qualité de vie et la diversification (axe 3), l'amélioration de la gouvernance (axe 4). Au titre de ce troisième axe, la création d'emplois est une priorité en lien avec le maintien et le développement de l'attractivité des territoires ruraux pour les positionner en tant que pôles de développement, en s'appuyant sur la diversité des ressources, des activités et des acteurs. Ainsi, au-delà de la diversification des activités des exploitations agricoles, l'objectif recherché est-il également le maintien et le développement des micro-entreprises dans tous les domaines de l'économie rurale. Ce travail d'élaboration du volet régional est réalisé sous l'égide de l'Etat en concertation avec les collectivités territoriales mais aussi avec les partenaires locaux du développement rural tels que les professionnels agricoles et les représentants des autres secteurs d'activité au travers notamment des différentes chambres consulaires.