Allez au contenu, Allez à la navigation

Lutte contre les actes de piraterie commis dans le détroit de Malacca

12e législature

Question écrite n° 23995 de M. Louis Souvet (Doubs - UMP)

publiée dans le JO Sénat du 20/07/2006 - page 1922

M. Louis Souvet attire l'attention de Mme la ministre de la défense sur les actes de piraterie commis dans le étroit de Malacca. Il lui demande, d'une part, si les navires battant pavillon français peuvent bénéficier, compte tenu de la configuration géographique du détroit, d'une protection particulière, et, d'autre part, si une mutualisation internationale du risque via la formation de convois escortés par des unités ad hoc ne pourrait pas être envisagée. Le surcoût économique tout autant que les tragédies humaines justifierait une telle mise en place. Les unités des trois pays concernés malgré une lutte de tous les instants ne peuvent à elles seules éradiquer ce fléau animé tant par des vecteurs mafieux que par des délinquants se groupant opportunément de façon ponctuelle.



Réponse du Ministère de la défense

publiée dans le JO Sénat du 07/09/2006 - page 2335

La Malaisie, Singapour et l'Indonésie coopèrent d'ores et déjà dans le domaine de la surveillance et de la sécurisation des détroits, notamment par l'installation de radars et la mise en place de patrouilles aéromaritimes. La Thaïlande souhaite également s'associer à ce dispositif de surveillance. Si la Malaisie rejette fermement les initiatives de certains armateurs visant à faire escorter leurs bâtiments par des hommes en armes, les pays riverains s'opposent globalement à toute participation étrangère aux patrouilles. En 2003, la proposition des Etats-Unis de participer à la surveillance de la zone avait reçu une fin de non-recevoir de la part des pays concernés. Pour autant, ceux-ci sont intéressés par une assistance technique qui se manifeste, aujourd'hui, par la participation australienne à deux centres, situés en Indonésie et en Malaisie, et destinés davantage à la lutte contre le terrorisme que contre la piraterie, laquelle a baissé d'intensité selon l'International Maritime Bureau. Compte tenu des réticences des pays riverains et, au-delà, de la présence navale française sur zone, essentiellement ponctuelle, il n'est pas envisageable de concevoir un système de convoi obligatoire pour les bâtiments de commerce empruntant le détroit de Malacca.