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Situation de l'école nationale supérieure d'architecture Paris-Malaquais (ENSAPM).

12e législature

Question écrite n° 24946 de Mme Nicole Borvo Cohen-Seat (Paris - CRC)

publiée dans le JO Sénat du 19/10/2006 - page 2634

Mme Nicole Borvo Cohen-Seat attire l'attention de M. le ministre de la culture et de la communication sur la situation de l'école nationale supérieure d'architecture Paris-Malaquais (ENSAPM). L'ENSAPM est partie en juin dernier de ses locaux de la rue Frémicourt dans le 15e arrondissement de Paris. La livraison des nouveaux locaux dans le 13e arrondissement a pris du retard. De ce fait la communauté scolaire n'a à sa disposition que le bâtiment déjà occupé aux Beaux-Arts. Ces locaux sont très insuffisants pour accueillir à la fois les 1084 étudiants, les centaines de maquettes volumineuses et les chercheurs. La rentrée a été repoussée d'une semaine. Du fait du manque de locaux, un emploi du temps modifié a dû être mis en place à cause duquel les étudiants sont privés de nombreux cours tant d'architecture que d'informatique. Par ailleurs les chercheurs n'ont plus de locaux et leurs travaux sont entassés dans des cartons. Cette situation n'est pas digne d'une des écoles d'architecture les plus prestigieuses de France. Par conséquent elle lui demande ce qu'il compte entreprendre en vue de remédier avec diligence aux problèmes de locaux de l'ENSAPM.



Réponse du Ministère de la culture et de la communication

publiée dans le JO Sénat du 15/02/2007 - page 339

Le retard pris par le chantier de construction de la nouvelle école nationale supérieure d'architecture de Paris Val-de-Seine sur le site de la ZAC Masséna dans le 13e arrondissement de Paris a eu, en effet, des répercussions importantes sur les conditions de la rentrée universitaire pour cet établissement de près de 2 000 étudiants comme pour l'école nationale supérieure d'architecture de Paris-Malaquais. L'installation de celle-ci dans les espaces qui devaient être libérés sur le site des Beaux-Arts n'a ainsi pas pu s'effectuer dans les conditions initialement prévues qui permettaient de compenser largement la perte du site de Frémicourt. Des solutions provisoires ont immédiatement été trouvées, en louant un certain nombre de salles de cours dans Paris, en accueillant dans les locaux du ministère de la culture et de la communication quelques enseignements de Paris-Malaquais et en installant dans la cour d'honneur des Beaux-Arts des bâtiments de type Algéco. Des moyens supplémentaires de fonctionnement et pour le recrutement d'enseignants complémentaires ont été également alloués à l'établissement afin de permettre à l'enseignement de se dérouler sur plusieurs sites sans contraindre l'école à une densification trop importante des cours. Ces conditions ne correspondent certes pas aux modalités optimales de fonctionnement d'un établissement d'enseignement supérieur mais devraient se résoudre rapidement avec le déménagement de Val-de-Seine dans son nouveau bâtiment et l'installation dans des espaces adaptés de Paris-Malaquais.