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Progression du temps partiel contraint

12e législature

Question écrite n° 25685 de M. Jean-Luc Mélenchon (Essonne - SOC)

publiée dans le JO Sénat du 21/12/2006 - page 3141

M. Jean-Luc Mélenchon attire l'attention de M. le ministre délégué à l'emploi, au travail et à l'insertion professionnelle des jeunes sur la progression rapide des emplois à temps partiel contraint. D'après les résultats de l'enquête emploi de l'INSEE, le nombre de salariés à temps partiel contraint serait en effet passé de 1,1 million en 2003 à 1,23 million en 2005. Il souhaiterait savoir comment peut s'expliquer cette hausse préoccupante de près de 130 000 personnes en à peine 2 ans et si cette évolution a tendance à se poursuivre ou à se stabiliser. Il attire son attention sur les risques de paupérisation d'une partie croissante des salariés que fait courir cette hausse du temps partiel contraint. Parmi les salariés qui le subissent, dont à 80 % des femmes, la durée moyenne de travail est en effet d'environ 20h hebdomadaires, ce qui représente à peine plus de 500 euros de salaire net par mois pour ceux qui sont payés au SMIC. Le temps partiel contraint étant concentré dans les catégories professionnelles les moins bien payées, notamment les ouvriers et les employés, il conduit des milliers de travailleurs à glisser vers la pauvreté. Il souhaiterait donc savoir quelles solutions d'urgence le ministère entend prendre pour lutter contre le temps partiel contraint, en particulier dans les secteurs qui en abusent largement comme la grande distribution ou les services d'entretien et de nettoyage.



La question est caduque