Question de M. DUBOIS Daniel (Somme - UC-UDF) publiée le 20/12/2007

M. Daniel Dubois attire l'attention de M. le ministre d'État, ministre de l'écologie, du développement et de l'aménagement durables sur l'état d'avancement des études d'avant-projet de liaison autoroutière Amiens-Lille-Belgique.

Le projet de liaison autoroutière Amiens – Lille – Belgique (LAALB), encore connu sous le nom d'autoroute A 24, dont le principe avait été retenu par le Comité interministériel d'aménagement et de développement du territoire (CIADT) du 18 décembre 2003 et par la décision ministérielle du 17 juin 2004 consécutive au débat public préalable, a fait l'objet depuis d'une concertation sur les fuseaux de tracés (bande des 1000 m) qui s'est conclue par la décision ministérielle du 3 mai 2007 prescrivant le lancement des études d'avant-projet sommaire.

Ce projet, qui prolonge la section Francilienne Amiens de l'autoroute A 16, est prioritairement destiné à proposer un itinéraire alternatif à l'autoroute A 1 afin d'en réduire le niveau de congestion et d'insécurité. Sa pertinence a été vérifiée dans une approche multimodale sur le corridor Nord – européen prenant en compte le Canal Seine Nord Europe et les liaisons ferroviaires.

Pour le département de la Somme, il permettra de placer Amiens sur un nouvel axe d'échanges et d'améliorer la desserte de la région doullennaise, lui conférant ainsi de nouveaux atouts de développement économique et contribuant à améliorer la sécurité routière sur la RN 25. Ce projet semble donc parfaitement s'inscrire dans les perspectives fixées par le Grenelle de l'Environnement, dont les conclusions visent à limiter le recours aux nouvelles infrastructures routières et autoroutières «à la résolution des cas de sécurité et de congestion».

En conséquence, il lui demande si les engagements pris par l'État seront tenus et à quelle date seront lancées les études d'avant-projet sommaire.

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Réponse du Ministère de l'écologie, du développement et de l'aménagement durables publiée le 07/02/2008

Le « Grenelle de l'environnement », souhaité par le Président de la République, doit permettre de refonder la politique de l'écologie en France et d'inventer collectivement les conditions d'une nouvelle croissance. Les conclusions de la première phase de cette large concertation sont maintenant connues. Il est ainsi apparu que le renouveau de la programmation des infrastructures de transports constituait pour le Gouvernement une mesure prioritaire et que si la politique routière devait répondre aux besoins de l'économie et des personnes - résorption de certains cas de congestion, sécurité et intérêt local - elle devait aussi se conformer aux objectifs assignés à la politique environnementale - lutter conte le réchauffement climatique, préserver la biodiversité et réduire les pollutions. La réflexion nationale va se poursuivre et concerner évidemment les infrastructures routières pour lesquelles une nouvelle politique de développement va être définie. Dans ce cadre, les projets routiers les plus importants seront réévalués dans les mois prochains afin de vérifier leur adéquation aux nouveaux objectifs que s'est fixés le Gouvernement. Le projet de liaison A 24 fera l'objet d'une telle réévaluation.

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