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Modernisation de la RN 31

13e législature

Question écrite n° 22682 de M. Antoine Lefèvre (Aisne - UMP)

publiée dans le JO Sénat du 01/03/2012 - page 563

M. Antoine Lefèvre attire l'attention de M. le ministre auprès du ministre de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement, chargé des transports, sur la nécessaire modernisation de la RN 31.
Cet axe Rouen-Reims, qui traverse le département de l'Aisne, est éminemment structurant pour ce département, mais aussi pour les villes réunies au sein de l'Association pour le développement de l'espace métropolitain G10. Or, il s'avère que cet équipement n'est plus du tout dimensionné pour pouvoir soutenir, comme il devrait le faire, le développement des territoires traversés. Très fréquenté, et en particulier par des poids lourds, cela fait près de 30 ans que les élus de tous bords demandent la modernisation de cette nationale : la dangerosité de cette route étant principalement liée à la présence de nombreux carrefours. Pour ce faire, et urgemment étant donné le taux élevé d'accidentologie, son classement prioritaire dans les deux futurs programmes de développement et de modernisation des itinéraires (PDMI) Picard et Champardennais, l'inscription de crédits pour les études d'avant-projet sommaire (APS) sur le tronçon Soissons-Reims, aussi et surtout, des travaux de sécurisation autour de certaines communes, dont celle de Fismes, sont demandés.
Le milieu rural a besoin d'infrastructures modernes, qui conditionnent non seulement le désenclavement et le développement économique maîtrisé des territoires concernés, mais aussi la sécurité des usagers.



Réponse du Ministère chargé des transports

publiée dans le JO Sénat du 17/05/2012 - page 1288

La multiplicité des priorités régionales tant en Picardie qu'en Champagne-Ardenne, les contraintes budgétaires régissant l'exercice et les difficultés à obtenir des cofinancements de la part des collectivités territoriales ont rendu délicate l'élaboration des programmes de développement et de modernisation des itinéraires routiers (PDMI) de ces régions. Des arbitrages difficiles ont été nécessaires et des opérations ont notamment dû être repoussées à une prochaine génération de PDMI. Dans ce contexte contraint, les efforts de l'État dans ces régions se sont portés sur l'autoroute A304, la déviation de Chépy ainsi que sur l'échangeur de Cormontreuil entre les autoroutes A4 et A34 en Champagne-Ardenne, sur la RN 2 entre Soissons et l'A104 et sur la déviation de Compiègne en Picardie. Aussi, aucune opération relative à l'aménagement de la RN 31 entre Soissons et Reims n'a pu être retenue. Toutefois, l'État est conscient de l'importance de la RN 31 pour la desserte des territoires qu'elle irrigue et de l'intérêt de poursuivre son aménagement pour répondre aux besoins de ces territoires et de leurs populations. C'est la raison pour laquelle l'aménagement de la section entre Soissons et Reims sera examiné avec attention dans le cadre de la préparation de la prochaine génération de PDMI. Au regard des données disponibles et des besoins à ce jour, cet aménagement devra sans doute privilégier l'amélioration de l'existant plutôt que la réalisation de sections en tracé neuf. En tout état de cause, la volonté des collectivités territoriales de s'associer à l'État pour financer l'aménagement de cet axe sera incontestablement, le moment venu, un facteur important pour que celui-ci figure en bonne place dans la liste des opérations retenues.