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BTS esthétique : vers une qualification à la baisse

13e législature

Question écrite n° 22752 de M. Roland Povinelli (Bouches-du-Rhône - SOC)

publiée dans le JO Sénat du 01/03/2012 - page 553

M. Roland Povinelli attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative sur le nouveau BTS esthétique cosmétique parfumerie qui devrait remplacer dès septembre 2012 l'actuel BTS d'esthétique cosmétique. L'éducation nationale, contre l'avis des représentants des professionnels les plus concernés l'a adopté lors de sa 19ème commission plénière consultative. Ce nouveau BTS bac + 2 comporte trois dominantes : cosmétologie, management et formation destinée aux marques. La profession, jusqu'à présent particulièrement attachée à la qualité de sa formation, s'est toujours mobilisée contre les textes susceptibles de créer un risque de perte de crédibilité. Cette formation va diminuer d'un tiers les heures d'apprentissage de techniques esthétiques de l'ancien BTS. Elle s'accompagne de 13 semaines de stage, période trop longue puisque les stagiaires n'effectuent en général que des tâches subalternes car les clientes souhaitent être confiées à des mains expérimentées. Cette innovation va laisser le champ libre à des professions qui concurrencent le métier d'esthéticienne et qui vont tirer argument de cette dé-crédibilisation notamment les professions médicales et paramédicales. Par ailleurs, cette formation va conduire à former de manière inadéquate des personnels titulaires, jusqu'à présent d'un niveau supérieur, étant à même de diriger des instituts ou des spas et d'être formateurs des techniques esthétiques dans les lycées professionnels, les centres de formation des apprentis (CFA) et les écoles. Il lui demande de bien vouloir étudier la possibilité d'un diplôme sur deux ans et d'une formation de techniques esthétiques dispensée sur une période de 500 heures ce qui est un minimum indispensable à une formation de qualité, les spécialisations devant se faire sur trois ans.

Transmise au Ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche



La question est caduque