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Projet de métro automatique du Grand Paris

13e législature

Question écrite n° 23046 de M. Philippe Esnol (Yvelines - SOC)

publiée dans le JO Sénat du 22/03/2012 - page 726

M. Philippe Esnol attire l'attention de M. le ministre de la ville sur le projet de métro automatique porté dans le cadre du Grand Paris et la nécessité de respecter les demandes des élus et populations locales dans sa conception.

En effet, dans les Yvelines, le projet de métro automatique est une attente forte, dans la mesure où le schéma d'ensemble du réseau de transports publics du Grand Paris devrait mener à une amélioration de la desserte de certains territoires et à un nécessaire désenclavement de ces derniers.
Pour autant, il insiste auprès de lui pour que soient levés les doutes existant sur les garanties apportées par l'État, quant à la pérennité des financements nécessaires à la réalisation de tels projets. En particulier, il entend veiller à ce que le coût des nouvelles infrastructures ne soit pas répercuté à la baisse sur les investissements, tout à fait indispensables, consacrés à l'entretien, la rénovation et l'amélioration des réseaux déjà existants.
Pour que les nouveaux réseaux de transports publics constituent un véritable progrès en matière de mobilité, encore faut-il en effet que les réseaux existants soient renforcés au service des déplacements actuels des usagers.

Concernant plus particulièrement le territoire des Yvelines, l'un des nouveaux projets consiste à relier Orly à Nanterre La Défense par un métro automatique passant par Versailles Chantiers.
La phase de débat public a permis, grâce à l'engagement des élus locaux et de la population, de prendre en compte le territoire de la communauté d'agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines, qui constitue le deuxième pôle économique de l'ouest parisien, mais qui avait été ignoré par le projet initial.
En l'état actuel, ce territoire serait desservi par deux stations situées à Guyancourt : Saint-Quentin et Saint-Quentin Université. Une gare de maintenance serait aussi créée.
Pourtant, les élus et habitants de Guyancourt s'inquiètent profondément de ce que le projet actuel de cette ligne soit, à ce jour, conçu en viaduc dans la partie urbaine du tracé située à Guyancourt. Il est évident qu'une construction de voies aériennes, prévues dans les présentations techniques de la Société du Grand Paris sur des pylônes de 6 à 12 mètres de hauteur, aboutirait à modifier inopportunément le paysage urbain de Guyancourt, à remettre en cause certains projets, à menacer directement de dégrader, notamment par la pollution sonore et la gêne occasionnée, le cadre de vie des habitants.

Il lui demande donc s'il entend prendre en compte les attentes des élus et des habitants de Guyancourt sur ces points précis. Il précise que, de manière générale, le projet de métro automatique doit privilégier systématiquement la solution de voies souterraines en milieu urbain, afin que sa vocation de faciliter les déplacements de voyageurs puisse être compatible avec la nécessité de protéger la qualité de vie des populations riveraines.
Il ajoute enfin que, menée dans un déplorable déficit démocratique, la gouvernance du projet du Grand Paris doit absolument être modifiée. En acceptant enfin de conduire une concertation plus étroite et permanente avec les collectivités territoriales, les habitants et leurs représentants, l'ensemble des projets conçus dans le cadre du Grand Paris pourraient trouver une plus grande légitimité et une meilleure correspondance avec les attentes et besoins locaux, qui leur font encore défaut aujourd'hui en raison de ce regrettable éloignement du terrain.

Transmise au Ministère de l'égalité des territoires et du logement



La question est caduque