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Situation du GIP EPRA

13e législature

Question écrite n° 23055 de M. Alain Fauconnier (Aveyron - SOC)

publiée dans le JO Sénat du 22/03/2012 - page 726

M. Alain Fauconnier attire l'attention de M. le ministre de la ville sur la situation du groupement d'intérêt public « Échanges et productions radiophoniques » (GIP EPRA). Créé en 1992 par le ministère des affaires sociales, le GIP EPRA a une mission d'échange et de diffusion mutualisée de programmes radiophoniques entièrement dédiés aux thématiques, hier de l'immigration, de l'égalité des chances et de la lutte contre les discriminations, aujourd'hui de la politique de la ville. En diffusant chaque semaine sur l'ensemble de son réseau de 170 radios membres plusieurs heures de programmes sur ces thématiques, le GIP EPRA constitue un outil d'information, d'expression citoyenne et de sensibilisation des publics au service du mieux vivre ensemble. Or, il est aujourd'hui question de la disparition du GIP EPRA, et par conséquent de la pérennité des radios associatives. Le GIP EPRA n'a en effet plus de budget d'activité. Il n'a plus de président depuis sept mois, le conseil d'administration n'a plus été convoqué depuis le mois d'avril 2011, alors même que la convention du GIP EPRA a été prorogée jusqu'en décembre 2012. Comme de nombreuses radios, Radio Larzac, Radio Saint-Affrique, CFM Radio et Radio Temps Rodez sont adhérentes du GIP EPRA et impactées par sa situation actuelle, avec pour conséquences un plus faible budget, une perte de ressources directes, la suppression d'emplois ainsi qu'une forte inquiétude quant au relais, à l'avenir, de la parole des populations des quartiers populaires. Par conséquent, au regard de l'enjeu en matière de pluralité d'expressions, il lui demande de prendre les mesures nécessaires au maintien de l'EPRA dont la mission de service public est indispensable aux radios et à nos citoyens.

Transmise au Ministère de la culture et de la communication



La question est caduque