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Arrêt de commercialisation du médicament Phosphoneuros

13e législature

Question écrite n° 23076 de Mme Évelyne Didier (Meurthe-et-Moselle - CRC)

publiée dans le JO Sénat du 22/03/2012 - page 725

Mme Évelyne Didier attire l'attention de M. le ministre du travail, de l'emploi et de la santé sur un traitement médicamenteux, le phosphoneuros, utilisé dans le cadre d'une maladie rare et dont le laboratoire a arrêté la commercialisation le 14 octobre 2011.

Ce médicament est utilisé afin de traiter les malades, et spécialement les enfants, atteints de rachitisme vitamino-résistant hypophosphatémique. Cette pathologie engendre un rachitisme important (déformation des jambes, douleurs osseuses), empêche la croissance et entraîne des anomalies dentaires (abcès et chutes de dents très douloureux).

Aujourd'hui, le seul fabricant français proposant le produit, le laboratoire Bouchara-Recordati, a stoppé sa commercialisation et le seul autre médicament distribué par deux autres laboratoires a vu également sa production arrêtée, sur ordre de l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (AFSSAPS) cette fois, pour « manquements graves à la réglementation en vigueur ». Il reste une dernière solution qui est la potion de Joulie qui n'est pas adaptée aux enfants et dont la préparation reste complexe. Il n'existe donc à ce jour aucune alternative efficace et on constate que l'arrêt du traitement à déjà provoqué chez certains enfants une dégradation des bilans sanguins et urinaires.

L'AFSSAPS explique aujourd'hui qu'une « solution alternative pérenne est en cours ».
Mais cette attente est interminable pour les familles, inquiètes devant cette situation qui conduit à la pénurie de Phosphoneuros, produit depuis 35 ans, efficace et peu onéreux. Cette maladie orpheline, que l'on sait soigner, doit mobiliser toute l'attention des services publics de santé.

Elle souhaite donc savoir quelles dispositions urgentes le Gouvernement compte prendre afin d'éviter que les malades et particulièrement les enfants ne se retrouvent sans traitement adapté.

Transmise au Ministère du travail, de l'emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social



La question est caduque