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Situation des patrons et des marins-pêcheurs de la Méditerranée

13e législature

Question écrite n° 23441 de M. Marcel Rainaud (Aude - SOC)

publiée dans le JO Sénat du 19/04/2012 - page 941

M. Marcel Rainaud attire l'attention de M. le ministre de l'agriculture, de l'alimentation, de la pêche, de la ruralité et de l'aménagement du territoire sur la situation des patrons et des marins-pêcheurs de la Méditerranée, confrontés à une grave crise qui pourrait entraîner la disparition de cette activité économique dans de nombreux ports.

Les représentants de cette profession font part de leur grand désarroi et de leur exaspération face à une situation qui se dégrade de jour en jour.
Plusieurs problèmes se font jour,comme la demande de remboursement des aides obtenues entre 2004 et 2006 dans le cadre du FPAP (Fonds de prévention des aléas de la pêche), ou encore le problème de la raréfaction des poissons (sardines et anchois), ou de leur présence mais pas de la qualité (suite aux pollutions les poissons ne grossissent pas).

Économiquement, la vente des produits de la pêche ne permet plus aux patrons pêcheurs de couvrir les frais de carburant et d'entretien du bateau ainsi que le paiement des matelots.


En fait, le problème essentiel se situe au niveau du prix du carburant qui est de l'ordre de 75 centimes d'euro le litre. Dans ces conditions, les recettes journalières provenant de la vente de leur pêche sont systématiquement inférieures aux dépenses de carburant. La hausse du prix du gasoil menace la profession en passant de 0,40 euros par litre à 0,75 euro. Les professionnels utilisent 2 000 litres par jour, ce qui revient à 1 500 euros de dépenses, cela cumulé aux remboursements des crédits, il ne leur reste rien, et les matelots gagnent 700 euros : autant dire, une misère.
Il sait à quel point la pêche est un élément essentiel pour l'économie audoise, mais aussi pour la pêche en Méditerranée en général : elle génère 400 emplois directs et 1 200 emplois indirects.
C'est pourquoi, il lui demande s'il est prêt à prévoir un dispositif qui permettra d'aboutir à un prix du carburant qui soit de l'ordre de 40 centimes d'euro par litre.

Transmise au Ministère de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de la forêt



La question est caduque