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Précarité des enquêtrices et enquêteurs de l'INSEE

14e législature

Question écrite n° 00553 de Mme Cécile Cukierman (Loire - CRC)

publiée dans le JO Sénat du 12/07/2012 - page 1577

Mme Cécile Cukierman attire l'attention de M. le ministre du travail, de l'emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social concernant les 1 000 enquêtrices et enquêteurs vacataires pigistes travaillant pour les directions régionales de l'INSEE. Alors que cet organisme vient de publier son rapport annuel d'activité, ce personnel, qui représente pourtant 17 % des effectifs globaux, ne figure pas dans ce rapport. Pourtant, les différents départements de cet institut mentionnés dans ce rapport ne pourraient produire des études fiables et reconnues sans le professionnalisme et l'investissement fort de ces 1 000 enquêteurs de terrain. Ce sont en majorité des femmes qui travaillent à temps partiel qui font ce travail dans des conditions souvent difficile. Cette omission de l'INSEE est d'autant mal vécue par ces enquêteurs qu'ils sont placés sur une grille indiciaire en-dessous d'une catégorie C, la rémunération globale s'élevant au niveau du SMIC horaire.
Cette situation conduit à une dévalorisation de leurs fonctions, une non-reconnaissance de leur métier, et les situe dans une grande précarité, de nombreux enquêteurs se situant au-dessous du seuil de pauvreté. Les violences verbales ou physiques dont ils sont parfois l'objet, les horaires contraignants sont autant de risques qu'ils doivent surmonter seuls.
Pour toutes ces raisons, elle lui demande quelles mesures il compte prendre pour que le travail des enquêtrices et enquêteurs de terrains soient reconnu par l'INSEE en leur accordant un véritable statut et une juste rémunération.

Transmise au Ministère des finances et des comptes publics



La question est caduque