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Prolifération de la maladie du renard

14e législature

Question écrite n° 01119 de M. Jacques Legendre (Nord - UMP)

publiée dans le JO Sénat du 26/07/2012 - page 1681

M. Jacques Legendre attire l'attention de Mme la ministre des affaires sociales et de la santé sur l'évolution de l'échinococcose alvéolaire dans notre pays. Longtemps circonscrite à quatre départements du nord-est, cette maladie, dangereuse pour l'homme, continue sa progression au même rythme que son hôte, le renard.

Dans la région Sambre-Avesnois c'est la moitié des renards qui sont contaminés, mais ils ne sont pas les seuls vecteurs de la maladie. Le chien et le chat peuvent également être porteurs. Cette maladie, mal connue, est parfois longue à être diagnostiquée au détriment de la santé des patients.

Aussi il lui demande si une étude permet de mesurer l'impact de cette maladie et son évolution dans notre pays, et si une campagne d'information auprès des médecins des zones concernées peut être envisagée.



Réponse du Ministère des affaires sociales et de la santé

publiée dans le JO Sénat du 20/12/2012 - page 2970

L'échinococcose alvéolaire (EA) est une maladie parasitaire dont l'hôte définitif est le renard et l'homme un hôte accidentel. L'EA reste une maladie rare en France, de 10 à 20 cas rapportés par an, dont l'incidence reste stable depuis 30 ans. Cette pathologie fait l'objet d'une surveillance multipartenariale animale et humaine. La surveillance humaine repose, depuis 1997, sur un réseau national de surveillance (FrancEchino), qui a été renforcé, cette année, par la création d'un centre national de référence (CNR) pour le suivi des échinococcoses. L'objectif est de poursuivre la surveillance active et d'identifier des évolutions concernant les déterminants épidémiologiques, les aspects cliniques ou la prise en charge thérapeutique. L'information des professionnels de santé est également mise en place. Dans les régions où l'EA est endémique, le nord-est de la France, un clinicien référent a été identifié. Pour les autres régions, une information sur l'existence du réseau est régulièrement diffusée par l'intermédiaire de l'Institut de veille sanitaire, de sociétés savantes, de la Mutualité sociale agricole et de publications didactiques dans les revues nationales des principales spécialités concernées. La recherche active des cas, mise en œuvre par le CNR, rend la surveillance assez exhaustive. Le dispositif mis en place permettra d'identifier les évolutions épidémiologiques éventuelles dans des régions considérées actuellement comme indemnes d'EA.