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Luttre contre la désertification médicale

14e législature

Question écrite n° 01247 de M. Luc Carvounas (Val-de-Marne - SOC)

publiée dans le JO Sénat du 02/08/2012 - page 1740

M. Luc Carvounas attire l'attention de Mme la ministre des affaires sociales et de la santé sur le manque de médecins généralistes dans le département du Val-de-Marne.

La question des déserts médicaux, souvent évoquée dans les zones rurales, se pose aussi pour les zones urbaines et périurbaines.

Dans le Val-de-Marne, il faudrait recruter cinquante médecins généralistes par an pour répondre aux besoins des patients. Malheureusement, seule une dizaine de praticiens a été recrutée cette année malgré la mise en place de SAMI (service d'aide médical initial) censés être un atout pour l'installation des jeunes médecins. Face aux problèmes d'insécurité qu'ils peuvent rencontrer et face à la gestion administrative importante qui leur est dévolue, ces jeunes médecins sont de plus en plus disposés à s'installer dans des maisons de santé en se regroupant à plusieurs.

Il incombe désormais à l'agence régionale de santé de faire naître ces structures pouvant accueillir les patients et ainsi conserver le lien important entre médecin et patient.

Il lui demande comment le Gouvernement compte assurer la présence de médecins en nombre suffisant sur le département du Val-de-Marne afin qu'il ne se transforme pas en désert médical.



Réponse du Ministère des affaires sociales et de la santé

publiée dans le JO Sénat du 11/04/2013 - page 1153

La ministre des affaires sociales et de la santé a lancé le 13 décembre 2012 une mobilisation nationale sur le sujet de la désertification médicale. Elle a ainsi proposé, dans le cadre d'une concertation nationale, plusieurs mesures à caractère incitatif, autour de trois axes : changer la formation et faciliter l'installation des jeunes médecins, notamment en permettant à tous les étudiants de faire un stage en cabinet avant l'internat, en les formant davantage à l'exercice concret en cabinet. La création d'une garantie de revenu permettra aussi à 200 praticiens territoriaux de médecine générale de s'implanter dans les territoires dès 2013 et un « référent-installation » sera désigné au sein des agences régionales de santé dans chaque région pour accompagner les jeunes médecins dans toutes les étapes de leur installation ; transformer les conditions d'exercice des professionnels de santé par la généralisation du travail en équipe, le développement de la télémédecine, l'accélération du transfert de compétence ; promouvoir des investissements spécifiques pour les territoires isolés. L'accès aux soins urgents en moins de trente minutes sera assuré d'ici 2015. Des réponses sur mesure seront en œuvre pour la question des hôpitaux de proximité. Enfin, si l'offre libérale est totalement absente d'un territoire, il ne peut être exclu de recourir à des centres de santé, dont le modèle économique doit être révisé.