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Élaboration du troisième plan autisme

14e législature

Question écrite n° 03512 de M. Henri Tandonnet (Lot-et-Garonne - UDI-UC)

publiée dans le JO Sénat du 13/12/2012 - page 2894

M. Henri Tandonnet interroge Mme la ministre déléguée auprès de la ministre des affaires sociales et de la santé, chargée des personnes handicapées et de la lutte contre l'exclusion, sur l'élaboration du troisième plan autisme.

De nombreuses associations ont pu souligner le grand travail des gouvernements précédents dans la reconnaissance et la prise en considération de l'autisme.

Le nouveau gouvernement a su poursuivre les efforts engagés et se saisir du problème en lançant une concertation en juillet 2012 dans le but de définir les grandes orientations du nouveau plan. Les orientations annoncées n'ont pu que réjouir toute personne touchée par cette problématique en France.

Parallèlement à cela, il semble pourtant que le Conseil national de l'autisme (CNA), organe consulté pour la conception du nouveau plan, reste un peu flou tant dans son organisation que dans les objectifs poursuivis. Les missions ne sont que peu définies et les perspectives d'évaluation et de suivi demeurent non identifiables.

Le troisième plan sera lancé formellement au début de l'année 2013.
Face à ce sujet important de santé publique, il lui demande de lui préciser la méthodologie, les perspectives et le suivi du CNA ainsi que les lignes directrices du troisième plan autisme.



Réponse du Ministère chargé des personnes handicapées et de la lutte contre l'exclusion

publiée dans le JO Sénat du 17/01/2013 - page 201

La France est très en retard dans le dépistage et la prise en charge de l'autisme. Il revient au nouveau Gouvernement de réaliser concrètement le troisième plan autisme. C'est aujourd'hui un impératif : la prévalence de l'autisme est de plus en plus importante, alors que les outils de dépistage et l'offre d'accompagnement sont gravement insuffisants. Plusieurs milliers de familles françaises sont obligées d'aller en Belgique pour voir leur enfant bénéficier d'une réponse efficace à ses besoins. C'est pourquoi il faut agir sur plusieurs plans. Renforcer la recherche, dans le champ épidémiologique comme dans le champ social. Développer l'offre d'accompagnement, à partir d'un dépistage plus précoce et en tenant compte des recommandations publiées le 8 mars 2012 par la Haute Autorité de santé et l'agence nationale de l'évaluation et de la qualité des établissements et services sociaux et médico-sociaux. Changer de regard sur l'autisme et changer de pratiques. Cela passe à la fois par la sensibilisation de l'opinion publique et par une meilleure formation des professionnels, notamment des médecins et des pédiatres. La logique générale dans laquelle ce plan va s'inscrire est celle de la personnalisation et de l'accessibilité du milieu ordinaire. La ministre déléguée en charge des personnes handicapées et de la lutte contre l'exclusion a réuni le Conseil national de l'autisme le 18 juillet 2012, pour constituer des groupes de travail thématiques autour de ces axes. Ces groupes se sont réunis par tranches d'âge et par thèmes tout au long du troisième trimestre 2012, sous le suivi attentif d'un groupe ad hoc. Le troisième plan sera lancé formellement dès 2013, afin de répondre aux besoins réels des personnes avec autisme et de ceux qui les entourent.