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Journée nationale dédiée au syndrome d'Asperger

14e législature

Question écrite n° 05238 de Mme Natacha Bouchart (Pas-de-Calais - UMP)

publiée dans le JO Sénat du 14/03/2013 - page 846

Mme Natacha Bouchart attire l'attention de Mme la ministre des affaires sociales et de la santé sur l'instauration d'une journée nationale dédiée au syndrome d'Asperger.
Le collectif 4A (alliance des associations pour les personnes Asperger ou autistes de haut niveau) sollicite la création de cette journée nationale le 18 février, date de naissance de Hans Asperger, médecin autrichien ayant décrit le premier ce syndrome en 1944.
Le syndrome d'Asperger est un trouble envahissant du développement dont les principales perturbations pour les personnes atteintes touchent la vie sociale, la compréhension et la communication. L'appréhension des codes d'interaction sociale leur est des plus difficiles et perturbe leur intégration dans notre société, alors que leurs capacités intellectuelles sont normales, voire supérieures.
La création d'une journée nationale serait une bonne occasion de faire connaître à un large public le syndrome d'Asperger, et permettrait ainsi, grâce à une meilleure information auprès du grand public, de diagnostiquer au plus tôt les enfants Asperger, de faciliter leur intégration et leur prise en charge.
Elle lui demande donc si le Gouvernement envisage d'instaurer le 18 février en tant que journée nationale dédiée au syndrome d'Asperger.

Transmise au Ministère des affaires sociales et de la santé



Réponse du Ministère des affaires sociales et de la santé

publiée dans le JO Sénat du 19/06/2014 - page 1439

Le Gouvernement a bien connaissance des difficultés spécifiques des personnes avec autisme de haut niveau. C'est pour cette raison que des mesures leur assurant un accompagnement adapté ont été prévues dans le troisième plan autisme, lancé en mai 2013. La création de 550 places en services d'éducation spécialisée et de soins à domicile (SESSAD), par exemple, doit permettre un suivi médico-social des enfants, adolescents et jeunes adultes vivant et étudiant en milieu ordinaire, notamment des autistes Asperger. En matière de recherche, ce troisième plan met l'accent sur la coordination des différents projets de recherche déjà engagés par le passé et qui doivent préciser nos connaissances quant à l'évolution et aux besoins des personnes avec Asperger. Il en va ainsi des enseignements de la cohorte Psy-Coh, laquelle inclut des patients Asperger.