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Délais d'attente pour un examen d'IRM

14e législature

Question écrite n° 12492 de M. Ronan Kerdraon (Côtes-d'Armor - SOC)

publiée dans le JO Sénat du 10/07/2014 - page 1653

M. Ronan Kerdraon attire l'attention de Mme la ministre des affaires sociales et de la santé sur les délais d'attente pour passer un examen d'IRM (imagerie par résonance magnétique). En effet, les délais s'allongent avec des inégalités régionales de plus en plus marquées, selon la dernière enquête de l'association Imagerie santé avenir (ISA). Alors qu'il fallait attendre 29 jours en 2012 pour obtenir une IRM « en urgence » et 30,5 jours en 2013, le temps d'attente moyen s'établit désormais à 37,7 jours. Ce délai moyen d'attente reste en dessous des objectifs du Plan cancer 2014-2019 qui l'a fixé à 20 jours. Les inégalités se creusent dans les régions, les délais dépassent 50 jours dans certaines régions comme la Bretagne, l'Alsace, la Lorraine, l'Auvergne, les Pays de la Loire, et même 64 jours en Basse-Normandie. L'ISA impute ces délais au sous-équipement de la France, que seul le doublement du nombre d'appareils permettrait de compenser pour se rapprocher du taux d'équipement de la plupart des pays d'Europe de l'Ouest qui, eux, continuent à faire progresser leur parc d'IRM. La France est en dessous de la moyenne européenne avec seulement 10,7 appareils par million d'habitants contre 20 en moyenne en Europe, et une trentaine en Allemagne ou au Danemark. Quatre régions se caractérisent par des taux d'équipement régionaux très faibles (inférieurs à 7,5 IRM par million d'habitants) : la Bourgogne, la Basse-Normandie, les Pays de la Loire et la Corse. L'IRM est très largement utilisée en neurologie, cancérologie ainsi que dans le domaine des maladies cardiaques et en urologie. En cancérologie, l'imagerie, et plus particulièrement l'IRM, sont indiqués dans le bilan initial puis tout au long de la maladie, rappellent les spécialistes. En raison des délais d'attente trop longs pour l'IRM, des examens moins performants sont prescrits, par scanner par exemple. Cette dérive est dénoncée par l'Académie de médecine. Aussi, il lui demande ce que le Gouvernement compte mettre en place pour diminuer les délais d'attente.

Transmise au Ministère des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes



La question a été retirée pour cause de fin de mandat.