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Perturbateurs endocriniens et accès à la vitamine D

14e législature

Question écrite n° 25400 de Mme Pascale Gruny (Aisne - Les Républicains)

publiée dans le JO Sénat du 16/03/2017 - page 1060

Mme Pascale Gruny attire l'attention de Mme la ministre de l'environnement, de l'énergie et de la mer, chargée des relations internationales sur le climat sur les conséquences de la définition française des perturbateurs endocriniens sur l'accès à la vitamine D. Le décès brutal d'un nourrisson qui venait de prendre de l'Uvestérol D a suscité une vague d'émotion et conduit à se pencher sur les propriétés de la vitamine D. Cette substance est vitale pour le nourrisson qui ne la trouve pas dans son alimentation et qui ne peut pas s'exposer au soleil. Elle permet, selon l'Agence nationale de sécurité sanitaire, de l'alimentation, de l'environnement et du travail, «d'augmenter la capacité d'absorption de l'intestin du calcium et du phosphore». À l'inverse, une carence de vitamine D peut entraîner des malformations, des fragilités osseuses et des retards de croissance. Si la définition des perturbateurs endocriniens telle que proposée par le ministère est adoptée en l'état, la vitamine D figurerait parmi les substances interdites. Cette interdiction serait justifiée par le fait que la vitamine D, prise à forte dose, est un perturbateur endocrinien. Afin de ne pas mettre la santé des nourrissons en danger, elle lui demande donc de bien vouloir lui indiquer comment elle compte leur garantir l'accès à la vitamine D.

Transmise au Ministère de la transition écologique et solidaire



La question est caduque