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Conséquences néfastes de la lumière bleue sur la peau

15e législature

Question écrite n° 05758 de M. François Bonhomme (Tarn-et-Garonne - Les Républicains)

publiée dans le JO Sénat du 21/06/2018 - page 3066

M. François Bonhomme attire l'attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur les conséquences néfastes de la lumière bleue sur la peau.

Produite par les lampes LED et les écrans, la lumière bleue pénètre profondément les tissus et peut se révéler dangereuse au-delà d'une exposition de trente minutes. Cette dernière est par ailleurs susceptible d'accélérer par le vieillissement de la peau.

L'exposition à cette lumière bleue constitue une question de santé publique alors que le temps passé devant les écrans est de six heures par jour en moyenne. Les enfants âgés de 12 ans et plus sont quant à eux particulièrement exposés car 64 % d'entre eux possèdent un écran électronique.

Il lui demande donc de bien vouloir lui préciser les mesures envisagées par le Gouvernement afin de limiter les effets néfastes de la lumière bleue sur la peau.



Réponse du Ministère des solidarités et de la santé

publiée dans le JO Sénat du 30/08/2018 - page 4508

L'agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (ANSES), en 2010, et le comité scientifique européen sur les risques sanitaires émergents (SCENIHR), en 2012, ont publié des rapports d'expertise sur les effets sanitaires des systèmes d'éclairage utilisant des diodes électroluminescentes (LED) et ont formulé des recommandations. Le rapport de l'ANSES est disponible sur le site internet de l'agence. Ces rapports mettent en évidence les effets sanitaires potentiels liés à l'usage des LED résultant de la forte proportion de lumière bleue dans le spectre d'émission de ces lampes et de l'éblouissement qu'elles produisent. S'agissant des effets sur la peau, le rapport d'expertise de l'ANSES indique que ces effets ne peuvent pas à ce jour être clairement établis et que des publications scientifiques n'excluent pas un risque d'augmentation de certains cancers de la peau chez les personnes exposées de façon prolongée à des LED émettant des rayonnements entre 380 et 500 nanomètres. L'évolution rapide des technologies de l'éclairage et de leurs marchés nécessite une actualisation de l'expertise de l'ANSES afin de guider les actions de prévention à mettre en place. Dans ce contexte, l'actualisation de l'évaluation des risques liés aux LED bleues chez les personnes sensibles a été inscrite dans le 3ème plan national santé environnement (PNSE 3) qui a été publié en novembre 2014 et l'ANSES a été saisie en décembre 2014. Il lui a été demandé de mettre en perspective les risques liés à la lumière bleue et les risques d'éblouissements avec les autres technologies d'éclairage, de proposer des axes d'amélioration du cadre normatif existant relatif à l'évaluation du risque phototoxique, et plus particulièrement son protocole de mesure, et de faire des propositions en vue d'améliorer l'information notamment des consommateurs sur les risques éventuellement encourus et la manière de s'en protéger. Le rapport d'expertise de l'ANSES est attendu avant la fin de l'année 2018.