Question de Mme HARRIBEY Laurence (Gironde - SOCR) publiée le 21/03/2019

Mme Laurence Harribey attire l'attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur la lutte contre les déserts médicaux.

La Gironde est un département où la désertification médicale est endémique. Même Bordeaux, qui est une métropole, n'échappe pas à la problématique d'une forme de déprise médicale et ce, malgré une forte démographie de médecins. Le sud-Gironde, le Médoc, le Réolais, le Libournais sont autant de territoires où les médecins se font de plus en plus rares et où la population est de plus en plus inquiète. Le conseil national de l'ordre des médecins recense 11 215 médecins actifs en Nouvelle-Aquitaine dont 10 311 en activité régulière, soit 3 180 médecins pour 100 000 habitants. Ce résultat classe la région en quatrième position française. L'analyse détaillée fait, hélas, apparaître une autre réalité : 53 % des médecins exercent en Gironde, et principalement dans la communauté urbaine de Bordeaux (CUB).

La télémédecine n'est pas l'antidote au manque d'offre de soins dans les déserts médicaux. L'État et les collectivités locales financent l'installation de médecins mais les résultats ne sont pas probants. L'association SOS médecins est saturée. La France rurale manque de médecins. Pour consulter un généraliste, certains doivent faire des kilo­mètres ; d'autres attendent des mois une consultation spécialisée. Face à cette pénurie, une nouvelle médecine de campagne, dite « foraine », est en train de naître. Néanmoins, ces initiatives sont timides et manquent de soutien.
Elle lui demande comment le Gouvernement entend soutenir et développer ces « centres médicaux mobiles » afin d'éviter aux territoires de se retrouver dépourvus d'offre de soins et, en particulier, de médecins généralistes.

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Transmise au Ministère des solidarités et de la santé


La question est caduque

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