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Effectifs de gynécologues médicaux

15e législature

Question écrite n° 10835 de Mme Sylvie Goy-Chavent (Ain - UC)

publiée dans le JO Sénat du 13/06/2019 - page 3045

Mme Sylvie Goy-Chavent attire l'attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur les effectifs de gynécologues médicaux.

Le nombre de gynécologues médicaux demeure en effet très insuffisant alors que 30 millions de femmes sont en âge de consulter.

Il est indispensable que toutes les femmes puissent bénéficier de soins gynécologiques appropriés tout au long de leur vie.

C'est un enjeu majeur de santé publique.

Elle lui demande si le Gouvernement envisage d'augmenter les effectifs de gynécologues et si oui comment.



Réponse du Ministère des solidarités et de la santé

publiée dans le JO Sénat du 27/06/2019 - page 3404

Le nombre de postes offerts en gynécologie médicale à l'issue des épreuves classantes nationales (ECN) a quasiment triplé depuis 2012 (contre + 14 % toutes spécialités confondues). Au titre de la seule année 2018, ce sont dix-huit postes de plus qui ont été proposés pour atteindre 82 postes offerts contre 64 en 2017 (+ 28 %). Ce volume a été déterminé en lien avec l'Observatoire national de la démographie des professions de santé (ONDPS), qui a émis ses propositions du nombre d'internes à former sur la base de concertations locales menées par ses comités régionaux, afin de prendre en compte les besoins locaux tout en préservant la qualité de la formation. Par ailleurs, le Gouvernement se mobilise pour améliorer l'accessibilité aux soins et l'installation des professionnels dans les zones rurales, notamment au travers du dispositif du contrat d'engagement de service public (CESP), bourse versée aux étudiants en médecine en contrepartie d'une installation dans un territoire manquant de professionnels. Ce dispositif peut bénéficier notamment aux étudiants et internes en médecine souhaitant s'orienter vers l'exercice de la gynécologie médicale. Enfin, l'ONDPS a lancé début février 2019 un groupe de travail portant sur la prise en charge de la santé des femmes. En effet, pleinement consciente des problématiques liées à cette thématique, la ministre des solidarités et de la santé a missionné l'ONDPS pour effectuer une étude spécifique sur cette question et notamment sur l'articulation entre différents professionnels de santé, notamment les gynécologues médicaux.