Question de M. ROJOUAN Bruno (Allier - Les Républicains-R) publiée le 10/12/2020

M. Bruno Rojouan attire l'attention de M. le ministre délégué auprès de la ministre de la transition écologique, chargé des transports, sur l'avenir de la présence de personnel ferroviaire dans les gares.

Dans le cadre de son projet de ré-organisation des services, la SNCF a prévu de réduire la présence humaine en gare.

Ne doutant pas de l'intérêt économique d'une telle décision, ses conséquences humaines sont en revanche significatives.

La présence du service public ferroviaire sur le territoire correspond à un besoin essentiel des habitants et à l'intérêt des communes, notamment en termes d'attractivité. D'une part, la présence de personnel permet d'assurer la sécurité et, à défaut, un sentiment de celle-ci, dans les gares, notamment aux horaires où elles sont peu fréquentées. D'autre part, la présence de personnel ferroviaire permet d'accompagner les usagers qui ne peuvent se débrouiller seuls avec l'informatique et les automates. Ici la modernisation est synonyme de déshumanisation et de dégradation du service public, notamment pour les personnes atteints de handicap et les usagers les plus âgés.

La ré-organisation des services de la SNCF a des conséquences malheureuses vis-à-vis de ces impératifs de service et de sécurité qui sont d'intérêt public local.

Enfin, le personnel ferroviaire en gare correspond en partie à des contrats précaires. Ce changement d'affectation du personnel peut entraîner à une re-localisation et mener à de nombreuses incertitudes sur le devenir des postes. Les personnes concernées, si elles ne peuvent s'accommoder au nouveau poste, seraient ainsi amenés à quitter leur emploi.

Par conséquent, il souhaite savoir quelles sont les intentions du Gouvernement à ce sujet.

- page 5845

Transmise au Ministère de la transition écologique et de la cohésion des territoires


La question est caduque

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