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Avenir du commissariat de Guéret

15e législature

Question écrite n° 20089 de M. Éric Jeansannetas (Creuse - SER)

publiée dans le JO Sénat du 21/01/2021 - page 347

M. Éric Jeansannetas interroge M. le ministre de l'intérieur sur l'avenir du commissariat de Guéret.

Le ministre de l'intérieur a fait part, dans le livre blanc publié le 16 novembre 2020, de sa volonté de faire passer de nouveaux territoires en zone gendarmerie, sans exclure l'idée de départements intégralement « monoforces ».

Sur le critère du nombre d'habitants retenu, le commissariat de Guéret semble concerné par cette volonté de restructuration et les agents lui ont fait part de leur grande inquiétude.

La ville de Guéret compte à peine 13 000 habitants, son agglomération un peu moins de 30 000 (juste en-dessous du seuil pour lequel un arbitrage est prévu), mais en tant que ville-préfecture et centre névralgique du département, elle représente une zone de chalandise attirant chaque jour jusqu'à 40 000 personnes.

La disparition de la police nationale à Guéret (et donc dans tout le département) apparaitrait comme un nouvel abandon de l'État.

Les forces de l'ordre présentes remplissent un rôle essentiel pour rassurer les populations et contribuent aux politiques de la ville sur le volet prévention, notamment autour du quartier dit Albatros.

Il lui demande quel avenir il envisage pour le commissariat de Guéret. En cas de passage en zone gendarmerie, il lui demande ce que deviendraient les agents de police en poste actuellement, quel sort sera réservé aux bâtiments occupés. Dans un département où les populations se sentent déjà très isolées, la disparition du commissariat de Guéret ne pourrait qu'être mal reçue par les Creusois.



En attente de réponse du Ministère de l'intérieur.