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Accessibilité ferroviaire du Finistère

15e législature

Question écrite n° 20705 de M. Philippe Paul (Finistère - Les Républicains)

publiée dans le JO Sénat du 11/02/2021 - page 914

M. Philippe Paul souhaite interroger M. le ministre délégué auprès de la ministre de la transition écologique, chargé des transports sur l'amélioration de la desserte ferroviaire du Finistère. Signé entre l'État et la région le 8 février 2019, le pacte d'accessibilité et de mobilité pour la Bretagne comprend deux engagements allant dans ce sens. L'engagement n° 3 prévoit le lancement d'une étude sur « l'examen d'une nouvelle desserte ferroviaire, intégrant les évolutions de trafic depuis la mise en service de la Ligne à grande vitesse Bretagne Pays de la Loire (LGV BPL) ». Cette étude est plus précisément appelée à porter « sur les conditions d'une augmentation des TGV bolides vers Brest, en visant une offre quotidienne, et en préservant la desserte actuelle ». L'engagement n° 4, relatif au projet de liaisons nouvelles Ouest Bretagne Pays de la Loire (LNOBPL), prévoit la confirmation du lancement des études sur la section nouvelle Rennes-Redon et d'expertises complémentaires sur l'axe Nord afin d'améliorer les dessertes de la pointe finistérienne et les liaisons entre Rennes et Nantes, Brest et Quimper. Deux ans s'étant écoulés depuis la signature du pacte, il le remercie de lui faire connaître l'état d'avancement de ces deux engagements importants pour le désenclavement du Finistère, parce qu'appelés à concourir à atteindre l'objectif de relier Brest et Quimper à Rennes en 1h30 et à Paris en 3h.



Réponse du Ministère auprès de la ministre de la transition écologique - Transports

publiée dans le JO Sénat du 15/07/2021 - page 4462

Pour répondre aux engagements du pacte d'accessibilité et de mobilité pour la Bretagne signé en février 2018 entre la Région et l'Etat, plusieurs actions concrètes ont été menées, guidées par l'objectif d'améliorer l'accessibilité ferroviaire de la pointe finistérienne. Ces orientations ont été confirmées dans la loi d'orientations des mobilités, publiée au journal officiel le 26 décembre 2019. Elle prévoit de lancer les études préliminaires pour une ligne nouvelle entre Rennes et Redon. Cette nouvelle ligne, par la création d'une liaison performante, proche d'une heure entre Rennes et Nantes, doit permettre d'améliorer les transports du quotidien et de rapprocher le temps de trajet entre Quimper et Paris de l'objectif des trois heures. Plus largement, le ministre délégué, chargé des transports, a chargé SNCF Réseau, dans le cadre d'une décision ministérielle en date du 21 février 2020, d'élaborer une feuille de route pour le grand projet de Liaisons Nouvelles Ouest Bretagne Pays-de-Loire. Cette feuille de route sera rédigée sur la base d'une actualisation des études réalisées pour le débat public en 2014 et 2015 ainsi que pour l'étape complémentaire qui lui a succédé en 2016 et 2017. Pour l'axe Nantes-Rennes Finistère Sud, il s'agit de poursuivre les études pour la réalisation de la section de ligne nouvelle entre Rennes et Redon et pour permettre la desserte à la demi-heure entre Nantes et Rennes. Ces évolutions permettront ainsi d'améliorer l'accessibilité et la desserte de Quimper depuis Paris et Rennes. Pour l'axe nord Rennes-Brest, il s'agit de construire un schéma directeur d'axe visant une amélioration progressive des infrastructures avec l'objectif de mettre Brest à trois heures de Paris à long terme. Ces études préliminaires doivent être réalisées en cohérence avec les études menées dans le cadre des nœuds ferroviaires de Rennes et Nantes. Enfin, la question de l'augmentation et la fiabilisation de la desserte de la pointe bretonne par des TGV bolides, fait l'objet d'une étude menée par SNCF Réseau dans le cadre de la désaturation du nœud de Rennes, tenant compte en particulier de la capacité sur les lignes existantes et en gare ainsi que des objectifs de desserte TER de la Région Bretagne.