Question de M. MASSON Jean Louis (Moselle - NI) publiée le 14/04/2022

M. Jean Louis Masson attire l'attention de M. le ministre des solidarités et de la santé sur le fait que 30 des 32 centres hospitaliers régionaux (CHR) existant en France ont été progressivement érigés en centres hospitaliers universitaires (CHU), lesquels bénéficient de moyens en équipements et en personnel permettant une très haute spécialisation des soins. Les deux CHR restants, ceux d'Orléans et de Metz-Thionville, étaient considérés depuis près d'une décennie comme devant à leur tour, bénéficier du statut de CHU. À Metz-Thionville, la solution prévue s'appuyait sur une coopération au sein de l'université de Lorraine, laquelle couvre aussi bien les villes de Nancy que de Metz ; un modèle de ce type a d'ailleurs été mis en œuvre depuis plusieurs décennies entre Montpellier et Nîmes. Or une annonce ministérielle a confirmé que le processus de transformation en CHU était engagé pour Orléans mais pas pour Metz-Thionville. Dans toute la Lorraine du nord, les habitants se sentent injustement marginalisés car faute des équipements et des moyens qualitatifs nécessaires, les cas graves sont transférés vers Nancy ou vers Strasbourg. Cela entraîne des coûts importants pour les familles et pire, une perte de chance de survie pour les malades en urgence ou les accidentés. Suite à un courrier collectif d'élus mosellans, des contacts ont été pris avec le conseiller « enseignement supérieur » du cabinet ministériel. Il semble que contrairement aux autres facultés de médecine, le doyen nancéien de celle de l'université de Lorraine n'a pas demandé les postes HU et les postes territoriaux indispensables pour permettre au CHR Metz-Thionville d'évoluer au niveau qualitatif. Cette omission délibérée s'ajoute à l'inertie de l'intéressé à l'encontre de la transformation du CHR en CHU. Il lui demande donc s'il est acceptable qu'un doyen de faculté situé dans une ville bloque ainsi la mise à niveau des équipements hospitaliers d'une autre ville desservant plus de la moitié des habitants de la Lorraine.

- page 1953

Transmise au Ministère de la santé et de la prévention


La question est caduque

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