Question de M. SAUTAREL Stéphane (Cantal - Les Républicains-A) publiée le 17/04/2025
M. Stéphane Sautarel attire l'attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la situation des pilotes d'hélicoptères opérant pour les hôpitaux, notamment au sein des services d'aide médicale urgente (SAMU).
Ces professionnels assurent le fonctionnement de près de 50 hélicoptères dédiés aux missions vitales du SAMU. Leur rythme de travail est particulièrement exigeant, avec des services de 12 heures par jour sur des périodes consécutives de sept jours.
Malgré leur rôle essentiel dans le système de santé, ces pilotes n'ont pas bénéficié des revalorisations salariales issues du Ségur de la santé. De plus, depuis la crise sanitaire liée à la covid-19, leurs rémunérations n'ont pas été ajustées pour compenser l'inflation croissante, ce qui a entraîné une érosion significative de leur pouvoir d'achat.
Cette situation contribue à une tension accrue au sein de la profession, rendant le recrutement et la fidélisation des pilotes d'hélicoptères hospitaliers de plus en plus difficiles. Les conditions de travail et de rémunération actuelles ne reflètent pas les responsabilités et les compétences requises pour ces missions critiques. Il est également à noter que le principal syndicat représentant ces professionnels, le syndicat national des pilotes de ligne (SNPL) a régulièrement alerté sur ces problématiques sans obtenir de réponses satisfaisantes.
En conséquence, il souhaite savoir quelles mesures il envisage pour répondre à ces préoccupations légitimes. Il lui demande également si une revalorisation salariale est prévue pour les pilotes d'hélicoptères hospitaliers, notamment afin de compenser l'inflation subie depuis la pandémie de covid-19.
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Transmise au Ministère de la santé, des familles, de l'autonomie et des personnes handicapées
Réponse du Ministère de la santé, des familles, de l'autonomie et des personnes handicapées publiée le 29/01/2026
Le transport sanitaire héliporté occupe une place désormais incontournable dans l'organisation de l'offre de soins de médecine d'urgence. Avec 55 bases sur le territoire national, l'héliSMUR permet un accès à des soins urgents, en moins de 30 minutes, à de nombreux territoires éloignés ou difficiles d'accès en véhicule terrestre. A la différence des flottes héliportées d'État, des groupements d'établissements de santé souscrivent des contrats auprès d'opérateurs privés, qui délivrent une prestation complète incluant l'hélicoptère, l'équipage (pilote et assistant de vol), ainsi que la maintenance des appareils. Les pilotes et assistants de vol sont ainsi recrutés par ces opérateurs privés. Il n'appartient dès lors pas au Gouvernement de s'immiscer dans les relations contractuelles entre ces personnels et leurs employeurs. Le Gouvernement reste cependant très vigilant à la situation du transport sanitaire héliporté et un accord récent a été trouvé entre les pilotes et les sociétés qui les emploient. Par ailleurs, depuis 2023, le budget dédié aux héliSMUR a été très sensiblement augmenté pour faire face à l'augmentation des coûts spécifiques au domaine héliporté, ainsi qu'à la mise en oeuvre d'évolutions réglementaires et opérationnelles européennes (équipements, formation, etc.). Dans le cadre des procédures de commande publique avec ces opérateurs, les établissements de santé exigent le respect de la convention collective nationale (cahiers des clauses administratives particulières et techniques particulières).
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