Question de M. BLANC Jean-Baptiste (Vaucluse - Les Républicains) publiée le 15/01/2026

M. Jean-Baptiste Blanc attire l'attention de M. le ministre délégué auprès de la ministre de l'action et des comptes publics, chargé de la fonction publique et de la réforme de l'État sur l'érosion continue du pouvoir d'achat des agents publics résultant de la désindexation du point d'indice depuis 1982 et de ses gels répétés.
Entre 1995 et 2026, le point d'indice n'a progressé que de 21,86 %, contre 113,12 % pour le salaire minimum interprofessionnel de croissance (SMIC). Sur quarante ans, il a augmenté de 48,76 % contre 202,79 % pour le SMIC. Depuis 2005, il n'a progressé que de 10,86 %, avec douze années de gel sur seize. Cette évolution est très inférieure à celle de l'inflation (3,5 fois moins), notamment alimentaire (5 fois moins).
Le relèvement régulier du minimum indiciaire pour suivre le SMIC conduit par ailleurs à un écrasement des grilles, particulièrement pour les agents de catégorie C, mais également pour les catégories B et A. À titre d'exemple, un professeur ou un attaché débutant percevra au 1er janvier 2026 une rémunération à peine supérieure au SMIC, alors que l'écart était supérieur à 50 % au début des années 1990.
Si des régimes indemnitaires se sont développés, ils ne compensent pas la perte subie sur la part indiciaire et restent défavorables en matière de retraite, notamment au regard des limites de la retraite additionnelle de la fonction publique.
Dans ce contexte, il lui demande si le Gouvernement envisage une réforme structurelle de la politique salariale dans la fonction publique, incluant une revalorisation durable du point d'indice et une réflexion sur sa réindexation, afin de restaurer l'attractivité des carrières publiques et de mettre fin à l'écrasement des grilles.

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En attente de réponse du Ministère délégué auprès de la ministre de l'action et des comptes publics, chargé de la fonction publique et de la réforme de l'État.

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