Question de M. JOLY Patrice (Nièvre - SER) publiée le 22/01/2026
M. Patrice Joly attire l'attention de M. le ministre du travail et des solidarités sur l'avenir de l'Agence nationale pour la formation professionnelle des adultes (AFPA), opérateur public de formation professionnelle aujourd'hui fragilisé par la baisse des financements publics.
Depuis plus de soixante-dix ans, l'AFPA assure une mission d'intérêt général en formant les demandeurs d'emploi, en accompagnant les reconversions, en maintenant des compétences techniques ou encore en proposant une offre de formation dans des territoires où le secteur privé n'intervient pas. De ce fait, l'AFPA dispose d'une véritable compétence en la matière, avec un taux de retour à l'emploi après formation de l'ordre de 70 % au cours des vingt dernières années, qui illustre la qualité des enseignements dispensés.
Pour de nombreux publics tels que les jeunes sans qualification, les seniors, ou encore les demandeurs d'emploi, l'AFPA constitue bien souvent l'unique voie d'accès à la qualification.
Par ailleurs, le législateur prévoit, par l'article L. 6111-1 du code du travail, que la formation professionnelle tout au long de la vie relève d'une obligation nationale destinée notamment à garantir l'accès à la qualification. Toutefois, ces trois dernières années, l'offre de l'AFPA s'est vue fortement réduite, avec une fermeture de plateaux techniques, une disparition de filières industrielles et un recul important des entrées en formation. Dans certains bassins de vie en zone rurale, cette situation conduit donc à de véritables déserts de formation, entraînant un renoncement massif à la formation professionnelle faute d'alternative pertinente. Cette situation entre en contradiction avec les objectifs affichés par le Gouvernement notamment en matière de réindustrialisation, de souveraineté productive, d'égalité territoriale et de recherche du plein emploi. Elle interroge par ailleurs la capacité, à l'échelle nationale, à former aux métiers en tensions et à accompagner les transitions professionnelles. Là où aucun opérateur privé n'intervient, l'AFPA assure la continuité du service public de la formation professionnelle. Sa fragilisation n'est pas négligeable, elle touche les publics les plus éloignés de l'emploi et les territoires déjà vulnérables, notamment les départements ruraux comme la Nièvre.
Aussi, il souhaite connaître les mesures que le Gouvernement entend prendre pour garantir la pérennité de l'AFPA, stabiliser son financement et préserver son rôle de service public de la formation professionnelle.
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En attente de réponse du Ministère du travail et des solidarités .
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