Question de M. HOCHART Joshua (Nord - NI) publiée le 22/01/2026
M. Joshua Hochart attire l'attention de M. le garde des sceaux, ministre de la justice sur la gravité de propos tenus publiquement par certains élus de la République, susceptibles de caractériser une dérive racialisée du débat public et de porter atteinte aux principes fondamentaux de l'universalisme républicain.
M. Carlos Martens Bilongo, député du groupe La France insoumise, a déclaré « On est plus nombreux et on est plus intelligents » et « Si on a fait plus de gosses qu'eux, tant pis pour eux », suivie d'un passage du type « S'ils voulaient faire des gosses, ils n'ont qu'à s'aimer, faire l'amour et faire des enfants ; nous, on a réussi à en faire ; nos mamans ont réussi à nous éduquer correctement ». Ces propos, tenus dans un média en ligne, ont suscité une vive émotion en raison de leur caractère explicitement fondé sur la couleur de peau et de la référence à une opposition raciale.
Par ailleurs, lors d'une table ronde organisée à la Fête de l'Humanité, Mme Danièle Obono, députée du même groupe, a déclaré : « Cela a été longtemps, et ça l'est toujours aujourd'hui, la fête de la gauche blanche ! », ajoutant : « Je parle de la Fête de l'Huma, mais j'aurais pu parler des Amphis ou de La France insoumise, ça me fait honte parce que c'est ce qu'on renvoie de la gauche. » Ces propos, largement relayés dans l'espace médiatique, ont contribué à alimenter un débat reposant sur une lecture racialisée de la société, en contradiction avec le principe d'égalité entre tous les citoyens sans distinction d'origine ou de couleur de peau.
Si la liberté d'expression constitue un principe fondamental de notre démocratie, elle ne saurait justifier des propos susceptibles de nourrir la division, la stigmatisation ou toute forme de racisme, quels qu'en soient les auteurs ou les cibles, a fortiori lorsqu'ils émanent de représentants de la nation, tenus à un devoir d'exemplarité.
Dans ce contexte, il lui demande quelles actions l'État entend engager afin de prévenir et sanctionner de telles dérives dans le débat public, de garantir l'application impartiale des lois réprimant les propos racistes, et d'assurer que le débat démocratique demeure fidèle aux principes républicains d'universalité, d'égalité et de cohésion nationale.
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En attente de réponse du Ministère de la justice .
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