Question de M. MAUREY Hervé (Eure - UC) publiée le 22/01/2026

M. Hervé Maurey attire l'attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique, chargée de l'intelligence artificielle et du numérique sur les enjeux de santé mentale des adolescents identifiés par l'agence nationale de la sécurité sanitaire (Anses) en lien avec leur usage des réseaux sociaux.

Dans son avis en date du 16 décembre 2025 relatif à l'autosaisine n° 2019-SA-0152, l'Anses indique que 90 % des jeunes âgés de 12 à 17 ans accèdent quotidiennement à Internet via un smartphone. Les jeunes filles de 13 à 18 ans auraient un usage particulièrement prononcé des réseaux sociaux en y passant, en moyenne, au moins 1h32 par jour (contre 0h52 pour les garçons).

L'Anses souligne, à ce titre, que « l'adolescence constitue une période particulière de vulnérabilité aux stratégies de captation de l'attention, en raison de capacités encore limitées de régulation émotionnelle et comportementale par rapport à l'âge adulte » et que « les filles sont plus impactées que les garçons par l'altération de leur bien-être et de leur santé mentale, en lien avec les réseaux sociaux numériques ».

L'Anses rappelle que ces réseaux sont fondés sur l'échange et le partage d'images, sur la mise en scène de soi et que les filles y sont plus souvent cyberharcelées que les garçons.

Le 18 décembre 2025, le Sénat a adopté à l'unanimité la proposition de loi visant à protéger les jeunes des risques liés à l'exposition aux écrans et des méfaits des réseaux sociaux, et à les accompagner vers un usage raisonné du numérique.

Il souhaite donc connaître la position du Gouvernement en la matière et les mesures qu'il compte prendre afin de protéger les adolescents les plus à risque des méfaits des réseaux sociaux.

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Transmise au Ministère de la santé, des familles, de l'autonomie et des personnes handicapées


En attente de réponse du Ministère de la santé, des familles, de l'autonomie et des personnes handicapées.

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