Question de M. SZCZUREK Christopher (Pas-de-Calais - NI) publiée le 22/01/2026

M. Christopher Szczurek souhaite rappeler l'attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité et des négociations internationales sur le climat et la nature sur le projet d'implantation d'éoliennes industrielles dans la vallée de l'Escrebieux.

La présente question écrite constitue une relance, sa précédente question écrite n° 06129, publiée le 11 septembre 2025, étant à ce jour demeurée sans réponse.

Depuis cette date, les éléments rendus publics confirment la poursuite d'une dynamique soutenue d'implantation de l'éolien terrestre, y compris dans des territoires déjà fortement sollicités.

Les statistiques officielles mises en ligne par les services de l'État indiquent qu'au 30 septembre 2025, la puissance du parc éolien terrestre français atteint 23,9 GW, tandis que la puissance cumulée des projets éoliens terrestres en cours d'instruction s'élève à 13,4 GW, traduisant la perspective d'une augmentation significative du parc existant.

Dans le même temps, les impacts sur la biodiversité ne peuvent plus être considérés comme de simples hypothèses.
Il est ainsi fait état de la découverte, au printemps 2025, d'un busard pâle mâle adulte, espèce protégée, retrouvé mort au pied d'une éolienne du parc des Quintefeuilles dans le Pas-de-Calais, rappelant l'enjeu d'une prévention des atteintes à la faune protégée dans les décisions d'autorisation et de suivi des installations.

S'y ajoutent des interrogations sérieuses relatives à l'évaluation des impacts paysagers.
Dans le cadre du plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi) Osartis-Marquion, dont l'enquête publique s'est déroulée du 22 septembre au 22 octobre 2025 et dont les conclusions ont été rendues le 3 décembre 2025, il est relevé que certains outils d'appréciation paysagère, notamment les cônes de vue, ont été établis sur la base d'éoliennes d'une hauteur de 150 mètres, alors que les projets actuellement évoqués reposent sur des machines dont la hauteur est indiquée comme pouvant atteindre 180 à 200 mètres, ce qui est de nature à minorer l'impact réel sur les secteurs concernés.

Il est également relevé que le projet de PLUi ne fait aucune référence aux mégalithes de la vallée de la Sensée, le rapport évoquant en particulier le menhir de Lécluse, et indiquant que seul un cône de vue est pris en compte depuis le cromlech de Sailly-en-Ostrevent, mentionné par ailleurs comme le cromlech dit « les 7 Bonnettes ».

Dans ces conditions, il lui demande quelles mesures le Gouvernement entend prendre afin que l'instruction et les décisions préfectorales tiennent effectivement compte des éléments objectifs relatifs à la poursuite des implantations, de la nécessité de prévenir les atteintes aux espèces protégées et de la garantie d'évaluations d'impact sincères reposant sur des paramètres conformes aux caractéristiques réelles des projets, afin d'éviter la reconduction ou la réintroduction de projets industriels contestés, au détriment du cadre de vie, des paysages, du patrimoine et de la biodiversité.

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En attente de réponse du Ministère de la transition écologique, de la biodiversité et des négociations internationales sur le climat et la nature.

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