Question de Mme BRIANTE GUILLEMONT Sophie (Français établis hors de France - RDSE-R) publiée le 29/01/2026

Mme Sophie Briante Guillemont attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale sur les difficultés rencontrées par les élèves du réseau d'enseignement français au Portugal dans l'accès à l'enseignement supérieur portugais, à la suite de la remise en cause par les autorités portugaises d'un accord bilatéral conclu il y a trois ans.

Cet accord visait à compenser l'absence d'examen final dans certaines disciplines du baccalauréat français, depuis la réforme de 2021, pour les élèves souhaitant se présenter aux concours d'accès à l'enseignement supérieur portugais. Or, en 2025, l'administration portugaise a remis en cause, sans préavis ni concertation préalable, la reconnaissance de plusieurs examens locaux organisés dans le cadre du baccalauréat, nécessaires pour certaines filières universitaires. Cette décision, suspendue temporairement à la suite de l'intervention de l'Ambassade de France, a ouvert une phase de négociations afin de garantir un traitement équitable des élèves concernés.

Ces échanges ont permis des avancées notables. La Comissão Nacional de Acesso ao Ensino Superior a ainsi accepté que la note de l'épreuve de mathématiques, introduite en fin de classe de première dans le cadre du baccalauréat, soit prise en compte pour l'accès aux universités portugaises. Par ailleurs, les nouvelles filières du baccalauréat français devraient permettre de supprimer l'exigence de la note d'examen final en portugais, une confirmation écrite étant toutefois encore attendue. Des évolutions prometteuses sont également annoncées concernant les « provas de ingresso » pour les années universitaires 2026-2027 et 2027-2028 : à l'université de Porto, la faculté d'architecture n'exigerait plus l'examen de géométrie descriptive, tandis qu'en économie ou en gestion, de nouvelles combinaisons intégrant l'épreuve de mathématiques obligatoire offriraient une flexibilité accrue. Des discussions similaires sont en cours pour Lisbonne.

Toutefois, ces avancées demeurent partielles, inégales selon les établissements et insuffisamment sécurisées juridiquement pour les élèves et leurs familles, qui s'inquiètent de l'instabilité des règles et de l'absence de période transitoire clairement définie. À cet égard, le poste diplomatique français a demandé l'envoi d'une mission urgente du ministère de l'éducation nationale, qui devrait intervenir dès que les autorités portugaises seront disposées à la recevoir.

Elle aimerait connaître les motivations des autorités portugaises pour remettre en cause les accords préalablement conclus, et qu'il soit fait état des démarches entreprises par le poste diplomatique pour permettre l'arrivée de la mission de l'éducation nationale dans les plus brefs délais, ainsi que pour parvenir à un nouvel accord global.

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En attente de réponse du Ministère de l'éducation nationale.

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