Question de Mme DARCOS Laure (Essonne - Les Indépendants) publiée le 29/01/2026
Mme Laure Darcos appelle l'attention de Mme la ministre de la santé, des familles, de l'autonomie et des personnes handicapées sur les difficultés d'accès des femmes aux gynécologues médicaux dans un certain nombre de départements.
La santé des femmes doit être une préoccupation constante des pouvoirs publics. Or, le nombre de postes d'internes attribués à la spécialité est en diminution régulière depuis plusieurs années. La promesse d'un rattrapage avait été faite pour la rentrée 2025, le ministre affirmant alors partager pleinement l'importance stratégique de la gynécologie médicale pour la santé des femmes, notamment en prévention et en suivi global tout au long de la vie, et agir résolument pour garantir un nombre suffisant de gynécologues médicaux formés, présents sur l'ensemble du territoire. Cependant, au lieu du rattrapage prévu découlant de cette reconnaissance et tenant compte de la suppression de la formation pendant dix-sept ans, seuls quatre-vingt postes ont été attribués à la gynécologie médicale à la rentrée 2025. Alors que dix départements n'ont plus de gynécologues médicaux et que l'accès aux soins gynécologiques devient de plus en plus restreint, elle lui demande quelles mesures elle entend prendre pour reconstruire la spécialité.
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Réponse du Ministère de la santé, des familles, de l'autonomie et des personnes handicapées publiée le 07/05/2026
L'accès aux soins gynécologiques est une priorité du Gouvernement. Les postes d'internes en gynécologie médicale ouverts à l'issue des épreuves classantes nationales ont quasiment triplé depuis 2012 alors que cette évolution est de 19 % en moyenne pour toutes les spécialités médicales. Ce volume de postes a été déterminé en lien avec l'observatoire national de la démographie des professions de santé. Celui-ci a émis ses propositions relatives au nombre d'internes à former, sur la base de concertations locales menées par ses comités régionaux, afin de prendre en compte les besoins de santé des territoires et les capacités de formation disponibles. Diverses mesures favorisent également l'accès des femmes aux soins gynécologiques. De nombreux médecins généralistes sont formés à l'exercice du frottis et à l'examen gynécologique médical. Les sages-femmes sont habilitées à suivre les femmes, enceintes ou non, notamment dans le cadre d'un suivi régulier de la santé de la femme, par exemple en matière de contraception. Par ailleurs, le Gouvernement oeuvre, par la création de divers outils, à améliorer l'accessibilité aux soins et l'installation des professionnels dans les zones rurales ou en sous-densité médicale, à travers notamment le dispositif du contrat d'engagement de service public, une allocation versée aux étudiants en santé en contrepartie d'une installation dans un territoire manquant de professionnels. Ce dispositif bénéficie notamment aux étudiants et internes en médecine souhaitant s'orienter vers l'exercice de la gynécologie médicale.
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