Question de Mme LUBIN Monique (Landes - SER) publiée le 15/01/2026
Mme Monique Lubin interroge Mme la ministre de l'agriculture, de l'agro-alimentaire et de la souveraineté alimentaire à propos d'un fléau microscopique qui menace aujourd'hui l'un des piliers économiques, écologiques et culturels de notre territoire : la forêt des Landes. Le nématode du pin, détecté pour la première fois en France à l'automne dernier à Seignosse, constitue un danger sanitaire majeur pour l'ensemble du massif forestier landais.
Face à cette menace, des mesures d'abattage massif ont été décidées, incluant la coupe obligatoire de résineux, y compris d'arbres sains, dans un rayon de 500 mètres autour des foyers identifiés. Si la nécessité de lutter efficacement contre la propagation du parasite est largement partagée par les acteurs de la filière sylvicole, les modalités de mise en oeuvre de cette stratégie suscitent aujourd'hui une vive inquiétude.
Tous soulignent le choc économique considérable que représente l'abattage forcé de milliers de pins. Les indemnisations annoncées reposent sur un système d'avance de frais qui place de nombreux propriétaires dans une impasse financière, certains n'ayant tout simplement pas la capacité d'engager des sommes de plusieurs dizaines, voire centaines de milliers d'euros.
Dans ce contexte, elle souhaite interroger le Gouvernement sur trois points précis.
Premièrement, comment l'État entend-il répondre aux difficultés immédiates rencontrées par les sylviculteurs pour avancer les frais d'abattage et de destruction des bois, alors même que ces opérations leur sont imposées au nom de l'intérêt général ?
Deuxièmement, le Gouvernement envisage-t-il la création d'un fonds d'indemnisation spécifique dédié aux crises sanitaires forestières, sur le modèle de ceux existant pour d'autres filières agricoles, afin de garantir une prise en charge juste, intégrale et rapide des pertes subies ?
Enfin, conformément aux dispositions du code rural, la responsabilité de l'identification des arbres les plus susceptibles d'être infestés dans la zone tampon relève de l'État. Peut-elle confirmer que cette mission sera pleinement assurée par les services de l'État, sans transfert de charge technique, financière ou juridique vers les propriétaires forestiers ?
La forêt landaise est un bien commun. Sa protection ne peut se faire ni au détriment des sylviculteurs ni sans une implication pleine et entière de l'État. Les réponses apportées aujourd'hui conditionneront l'acceptabilité et l'efficacité de la lutte contre ce fléau.
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En attente de réponse du Ministère de l'agriculture, de l'agro-alimentaire et de la souveraineté alimentaire.
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