Question de M. ROUX Jean-Yves (Alpes de Haute-Provence - RDSE) publiée le 29/01/2026
M. Jean-Yves Roux attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale sur la situation préoccupante des directrices et directeurs d'école, dont le rôle est devenu absolument central dans le bon fonctionnement du service public d'éducation et dans la relation entre l'État et les collectivités territoriales.
De nombreux directeurs alertent sur une dégradation continue de leurs conditions de travail, récemment mise en lumière par l'initiative dite de la « journée de la mule », qui illustre la charge croissante et souvent invisible de leurs missions. Ces personnels se trouvent aujourd'hui à assumer de multiples responsabilités pédagogiques, administratives, humaines et sécuritaires, tout en continuant, pour la majorité d'entre eux, à assurer une mission d'enseignement.
Les élus locaux, particulièrement en milieu rural et dans les quartiers sensibles, constatent chaque jour combien les directrices et directeurs d'école sont des interlocuteurs essentiels dans la mise en oeuvre des politiques éducatives locales, la coordination avec les services municipaux (notamment les agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles) et la gestion des situations scolaires complexes. Leur action contribue directement à la cohésion sociale des territoires et à la qualité du lien entre les familles, l'école et la collectivité.
Pourtant, ces fonctions, qui exigent une grande disponibilité et une expertise de haut niveau, s'exercent sans réelle reconnaissance statutaire ni moyens humains adaptés. Les temps de décharge demeurent très insuffisants au regard de la réalité du terrain et varient peu selon la taille ou le contexte des établissements.
Dans ce contexte, il lui demande quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour reconnaître pleinement le statut et la fonction de direction d'école, à l'instar des chefs d'établissement du second degré ; adapter les temps de décharge et les moyens alloués à la taille et aux spécificités de chaque école ; instaurer une prise en charge différenciée dans les zones rurales et les territoires sensibles ; et, plus généralement, valoriser cette fonction essentielle pour la vie des écoles et des communes, dont la stabilité et la qualité conditionnent directement la réussite éducative des enfants.
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En attente de réponse du Ministère de l'éducation nationale.
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